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Durant le week-end dernier, le ministre polonais de la défense nationale, Bogdan Klich, appartenant au parti politique de la Plate-forme Civique (PO), a mis en garde les États Unis d’Amérique en expliquant que le bouclier antimissile américain ne pourrait se faire sans que ces derniers aient préalablement fourni des garanties sérieuses quant à la protection du territoire polonais : « Tant que nous ne serons pas en mesure de pouvoir signer de tels accords en ce qui concerne une coopération satisfaisante de la partie américaine afin de pouvoir moderniser nos forces militaires, il nous sera impossible de pouvoir donner notre accord en ce qui concerne l’installation du bouclier antimissile américain. ». Il fait ainsi remarquer que la principale attente de la Pologne vis à vis de l’aide américaine consiste à renforcer les infrastructures de défense aérienne, tout en précisant qu’il y aurait 17 bases militaires polonaises qui auraient besoin d’une mise à jour et que l’armée américaine dispose des moyens de combler les besoins nécessaires. Cette annonce marque toutefois une forme de gel des relations entre les deux pays puisqu’il y a trois semaines de cela, le ministre polonais des affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, avait annoncé qu’ils avaient conclu des accords visant à renforcer la coopération dans ce domaine. Entre temps, de nombreuses sources témoignaient du fait qu’aucune évolution en ce qui concerne ces accord n’avait pas être constatée.
Un rebond dans les négociations entre la Pologne et les États Unis d’Amérique vient de se produire au cours de cette semaine, et ce à travers deux grandes concertations. Le ministre polonais de la défense nationale a réaffirmé que la position de l’actuel gouvernement polonais reprenait la même négociation que celle du gouvernement de Jaroslaw Kaczynski, mais avec l’exigence d’une certaine assurance pour la sécurité de la Pologne, et ce contrairement à ce qu’avaient sorti certains détracteurs, qu’ils soient des députés de l’opposition ou encore les médias. Toutefois, il a précisé que le nouveau gouvernement appliquait deux stratégies différentes lors de ces mêmes négociations avec les États Unis d’Amérique, et celles-ci sont plus ou moins partagées avec le gouvernement tchèque.
Le gouvernement local de Slupsk, là où doit être construite la base des missiles intercepteurs d’ogives nucléaires, vient d’allerter le Premier Ministre polonais Donald Tusk en lui expliquant que ce projet ne comportera aucun avantage pour les résidents et encore moins pour l’économie locale. C’est par ailleurs le maire de la commune de Slupsk, Mariusz Chmiel, qui a annoncé aux médias polonais que si le gouvernement américain ne présentait pas les garanties suivant lesquelles la construction de la base américaine ne profiterait pas aux habitants de cette commune, alors celui-ci s’opposerait vivement à l’établissement du bouclier américain sur son territoire. Il estime par ailleurs que le gouvernement polonais ne semble pas se soucier de l’avenir de cette région et de la vie de ses habitants, et que le développement de la base américaine risque de paralyser l’économie locale au lieu de l’aider. Pour qu’il puisse avoir une vision plus optimiste à ce projet, il faut que les accords entre les deux gouvernements comportent les clauses suivant lesquelles les enjeux régionaux sont aussi pris en compte.
Pour l’instant, le gouvernement polonais ne s’est pas prononcé sur les demandes faites par les autorités locales tout simplement parce qu’aucun accord n’a été définitivement conclu. D’ailleurs, le Premier Ministre polonais estime que la Pologne a plus à y gagner avec le bouclier antimissile américain, tout en n’écartant pas l’hypothèse suivant laquelle ce projet pourrait lui être fatidique si les États Unis d’Amérique ne prenaient pas en compte sa demande de modernisation de ses forces aériennes. Il s’agît de faire en sorte que les États Unis d’Amérique aident à la fois au niveau du bouclier antimissile et au niveau de la flotte aérienne.
L’ancienne ministre polonaise des affaires étrangères, Anna Fotyga, appartenant au parti politique Droit et Justice (PiS) et actuelle chef du cabinet présidentiel, a demandé à ce que le Premier Ministre polonais tienne compte de l’opinion du président, Lech Kaczynski, avant d’entamer les pourparlers avec les États Unis d’Amérique. Elle espère que les négociations en cours puissent s’achever le plus rapidement possible. Elle estime par ailleurs que les déclarations émanant du gouvernement sont trop optimistes car celles-ci estiment que ce projet de développement comportera des effets positifs. Par ailleurs, l’ancien Premier Ministre polonais, Jaroslaw Kaczynski, a fait remarquer que les tchèques avaient plus d’avance sur cette question en ce qui concerne leurs négociations que les polonais.
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