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L’un des plus importants défenseurs de la thèse de corruption du monde politique polonais, Marek Dochnal, qui avait accusé de nombreux politiciens de gauche d’être à l’origine de nombreuses manoeuvres de corruption et de détenir des comptes en banque secrets en Suisse, vient d’être libéré de sa détention provisoire, et en a profité pour communiquer aux médias polonais de plus amples détails sur certaines personnes. Bien qu’on puisse craindre qu’il ne s’agisse d’une nouvelle activité en diffamation, il a tout de même réussi à prouver certains faits parmi toutes les accusations qu’il avait auparavant lancées. Marek Dochnal, ancien homme d’affaires, avait été arrêté en septembre 2004 et devait faire face aux accusations de corruption de fonctionnaires, dont notamment le fait d’avoir versé des pots de vin à Andrzej Peczak ayant appartenu à l’Alliance Démocratique de Gauche (SLD). Il y eu à son égard huit chefs d’accusation ainsi que d’autres délits d’ordre économique, dont celui de blanchiment d’argent. Dans sa défense, il avait cherché à dénoncer un plus vaste système de corruption à l’échelle politique.
Marek Dochnal vient d’affirmer que certaines personnes l’auraient contacté en lui proposant de l’aider au niveau de sa situation juridique en échange d’une certaine compensation financière. Il a notamment cité le nom de la journaliste Dorota Kania qui lui aurait promis de contacter des membres appartenant au parti politique de Droit et Justice (PiS) lorsque celui-ci fut placé en détention provisoire. Il a par ailleurs complété ses accusations en montrant un document sur lequel on voit que la journaliste a emprunté 245000 zlotys à la belle mère de Dochnal, mais cette somme a été rendue à la belle-mère en question depuis que le parti Droit et Justice a perdu les élections législatives d’octobre dernier. Du côté de la journaliste, celle-ci explique que cet emprunt lui avait servi à acquérir un nouvel appartement parce que sa banque le lui avait refusé. Elle s’oppose à l’accusation faite par Dochnal en expliquant qu’elle ne savait même pas que le personne vis à vis de laquelle elle faisait un emprunt puisse avoir un lien avec Marek Dochnal et elle réfute la thèse suivant laquelle elle aurait offert certaines aides du côté des hommes politiques de Droit et Justice. Entre temps, la journaliste qui travaille pour le quotidien Wprost s’est vue suspendue.
De même, l’ancien ministre polonais de l’intérieur et de l’administration, Janusz Kaczmarek, qui s’était fâché avec les dirigeants du parti Droit et Justice, a témoigné du fait que Dorota Kania était venue présenter l’affaire de Marek Dochnal à lui et à l’ancien garde des sceaux polonais Zbigniew Ziobro. L’ancien ministre polonais de la justice a rétorqué qu’il n’était en rien responsable de cette affaire et qu’à l’époque l’opportunité de traiter cette affaire avait été laissée au seul ministre de l’intérieur, Janusz Kaczmarek.
Par ailleurs, Witold Gadowski, journaliste polonais, a mené une enquête plus approfondie sur cette affaire. Il admet s’être entretenu assez régulièrement avec l’épouse de Dochnal, et avoir mené des investigations en ce qui concerne les liens de Marek Dochnal avec un banquier suisse, Peter Vogel, qui aurait prétendu avoir entrepris certaines opérations illégales en provenance de certains hommes politiques appartenant à la gauche polonaise, et principalement de l’Alliance Démocratique de Gauche. Il estime par ailleurs qu’il est plus que vraisemblable que Marek Dochnal soit entré en contact étroit avec l’ancien ministre de la justice Zbigniew Ziobro, mais suite aux entretiens qu’il avait eu avec la femme de Marek Dochnal, il n’a pas pu en savoir d’avantage.