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Pour ou contre la modification de la constitution en Pologne ?

mardi 26 février 2008.
 

Le garde des sceaux polonais, Zbigniew Chlebowski, a déclaré la semaine dernière que le gouvernement avait l’intention d’apporter un amendement à la constitution polonaise qui devrait permettre de mettre un terme au financement des partis politiques par l’État. Le gouvernement ne souhaite plus que le budget général de l’État serve à financer des partis politiques, ce financement devra provenir du versement de la part de citoyens bénévoles qui en contre partie pourront voir leurs versements servir de déduction fiscale. Ce changement correspond à l’une des promesses qu’avait faite le parti de la Plate-forme Civique actuellement au gouvernement.

D’autres changements sont aussi prévus tel que l’abolition de l’immunité judiciaire et la possibilité de mettre en place des procédures juridiques nécessaires à l’égard des personnes titulaires d’un siège parlementaire et qui auraient commis des crimes ou délits.

Les réactions ne se sont pas faites attendre du côté de l’opposition notamment de la part du parti Droit et Justice (PiS) et de la Coalition Démocratique de Gauche (LiD). Le député Ryszard Kalisz, appartenant à la Coalition Démocratique de Gauche, anciennement ministre de l’administration, a expliqué aux médias polonais que ce genre de situation visait à fragiliser la position des autres partis politiques. Le but de l’actuelle constitution serait, d’après l’ancien ministre, d’aider les partis politiques pour disposer des moyens de se représenter. Il estime en outre que le seul amendement utile apporté par la PO consisterait à renforcer la position du Président de la République si le gouvernement ne disposait de la majorité parlementaire. Ryszard Kalisz a ainsi expliqué que l’actuelle constitution assurait une forme d’équilibre entre le président et les députés et fut conçue dans l’objectif de faire en sorte que le chef de l’État et le chef du gouvernement puissent contrôler chacune de leur action respective et en démontrer le bien fondé pour les citoyens.

Face aux allégations en provenance du parti Droit et Justice (PiS) qui est aussi opposé à de tels changements, le ministre polonais de la justice a expliqué à la presse polonaise que ce parti ne savait qu’émettre des critiques mais n’avait en rien su contribué à une politique de l’opposition constructive.

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