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La commission parlementaire de la chambre des députés chargée du dossier des services spéciaux de renseignement militaire souhaiterait que ces derniers fassent l’objet d’une suspension et ce en raison du fait que des documents confidentiels n’ont pas pu être retrouvés. L’un des membres de cette commission, le député Janusz Zemke, appartenant à la formation politique de la Coalition de la Gauche Démocratique (LiD), a expliqué que ce genre de mesure allait permettre de minimiser les pertes des services de renseignement militaire ainsi que des erreurs humaines qui sont à la source du principal problème que subissent ces services en question. En effet, il est devenu plus que probable que le Parlement ne puisse pas mettre la main sur des documents très importants.
Pour un autre député, Zbigniew Wasserrmann, appartenant à la formation politique de Droit et Justice (PiS) , les procureurs en charge de ce dossier devraient plutôt se prononcer sur la sécurité nationale que fait peser cette faille des services de renseignements militaires. Il estime que l’actuel gouvernement polonais est incapable de pouvoir le contrôler puisque des documents sont en train de lui échapper. Pour l’ancien ministre polonais de la défense nationale, Aleksander Szczyglo, lui aussi appartenant à la formation politique de Droit et Justice, l’objectif premier des procureurs est de se déterminer si la loi a été respectée ou pas.
Entre temps, l’actuel dirigeant des services de renseignements militaires vient d’informer les procureurs que des copies illégales d’informations tenues pour confidentielles avaient été retrouvées dans les archives des services en question, notamment en ce qui concerne les bureaux de trois personnes dont celui de l’ancien dirigeant Antoni Macierewicz. Antoni Macierewicz appartient aussi à la formation politique de Droit et Justice. Celui-ci estime que les changements qui ont été orchestrés par le nouveau parti au gouvernement, c’est à dire la Plate-forme Civique (PO), relèvent de la pure folie. Il estime que les nouvelles mesures qui ont été prises en ce qui concerne les services de renseignement militaire risquaient d’anéantir ces services dont l’institution a été elle même créée par le gouvernement des frères Kaczynski. Il ne s’agit pas de la seule institution de Droit et Justice qui soit mise en cause, il en est aussi de même avec le bureau central anti corruption ainsi qu’avec l’agence de la sécurité interne. Les membres de Droit et Justice ont aussi réagi vis à vis des récents changements et accusent le nouveau dirigeant Andrzej Ananicz d’avoir ratifié un traité qui garantissait à la Russie une certaine présence sur le territoire polonais. Antoni Macierewicz rappelle aussi que d’après la constitution polonaise, le Premier Ministre polonais Donald Tusk est aussi responsable des conséquences opérées suite aux changements au sein des services de renseignement militaire.
De même, en ce qui concerne ce comité d’enquête parlementaire vis à vis des service de renseignement militaire, le parti Droit et Justice avait lui même proposé Jacek Kurski en tant que porte-parole auprès de la chambre des députés, mais sa candidature n’a été retenue. Ce rejet était d’autant plus prévisible que le parti de la Plate-forme Civique accuse Antoni Macierewicz d’être responsable du manque de pièces justificatives de certains dossiers concernant la mise en liquidation des anciens services de renseignements spéciaux qui avaient été mis en place par des régimes post-communistes ainsi que de la publication des noms des officiers qui travaillaient au sein des dits services.