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Marek Dochnal s’est fait connaître en Pologne lorsque celui-ci avait accusé des hommes politiquement de gauche en Pologne, à l’époque de la « République des Copains, ou Seconde République Post Populaire de Pologne », d’avoir reçu des pots de vin et de disposer de comptes en banque secrets en Suisse. C’est une décision juridique qui a permis la libération de ce dernier qui est resté trois années et demi en prison. Il ne s’est pas encore prononcé au niveau de la presse, mais il a annoncé que le temps serait venu pour lui de venir s’exprimer.
Marek Dochnal avait été arrêté en septembre 2004 pour avoir soudoyé des agents de la fonction publique. Plus de huit charges furent retenues contre lui dont celle d’avoir versé un pot de vin à l’ancien politicien Andrzej Peczak appartenant à l’Alliance Démocratique de Gauche (SLD). Une autre enquête en cours doit mettre en évidence le blanchiment d’argent de Marek Dochnal d’un montant estimé à 70 millions de zlotys. La détention arbitraire devait se prolonger à la demande du procureur de la République mais la justice polonaise en a décidé autrement et l’a libéré.
L’ancien ministre polonais de la justice, Zbigniew Ziobro, estime qu’une fois libéré, Marek Dochnal pourrait librement s’envoler pour un autre pays ou encore essayer d’effacer toutes les preuves utiles à cette affaire. La longueur de la détention de Marek Dochnal aurait été justifiée en vertu de la complexité de l’affaire d’après l’ancien ministre, mais cette durée dépasse une nouvelle fois la durée légale de détention provisoire, et cela même dans le cas prévu pour des procédures exceptionnelles. En effet, comme tout pays basé sur des règles de droit démocratiques, la longueur de cette détention marque une nouvelle fois encore les lacunes du droit polonais en matière de procédure pénale. Cette détention est d’autant plus scandaleuse que nul ne peut être emprisonné en Pologne, d’après le droit polonais, pendant une durée qui excède les 24 mois, et ce sans avoir été préalablement jugé. L’ancien ministre polonais, Zbigniew Ziobro, est lui même impliqué dans des scandales politiques et juridiques. Alors que la Cour Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme siégeant à Strasbourg a déjà condamné plusieurs fois la Pologne pour délais de détention provisoire abusifs, il reste indécent de justifier une telle durée alors que tout État de droit dispose d’un magistrat défendeur des libertés en vue de faire respecter les procédures d’instruction en conformité avec les mesures privatives de liberté.