|
|
|||||||||||

L’ensemble des officiers responsables de la surveillances des postes frontières semblent être revenus au travail pour permettre aux routiers et à tous les camions de pouvoir traverser cette même frontière. L’ancien Président de la République de Pologne, Lech Wałęsa, estime que les mouvements de grève qui touchent à l’heure actuelle le service public polonais risquent à terme de le menacer, ce qui produirait des conséquences préjudiciables vis à vis des usagers. Pour ce qui est de l’ancien Premier Ministre polonais, il estime que Donald Tusk devrait présenter sa démission. Le secteur médical polonais reste toujours en crise et de nombreux problèmes doivent encore être résolus.
L’un des mouvements de grève du secteur hospitalier s’est notamment étendu au niveau du Syndicat du personnel infirmier de l’hôpital de Swidnica qui a son tour demande une augmentation salariale qui s’élève à 180 euros par mois. Ce syndicat a par ailleurs fixé un ultimatum au gouvernement polonais. La continuité de leur mouvement de grève devrait dépendre des accords de ce syndicat avec la direction de cet hôpital. Ce mouvement se justifie par le fait que les médecins polonais ayant précédemment demandé une augmentation salariale, il serait désormais au tour du personnel infirmier de demander la même chose. La direction de cet hôpital a par ailleurs précisé lors de la réunion de jeudi dernier que des propositions seraient faites, mais que dans tous les cas, la réclamation d’une augmentation de 180 euros supplémentaires était irréalisable. La seule augmentation possible serait de 25 euros et ce à partir d’avril 2008.
Lech Wałęsa, dirigeant de Solidarność, estime que le gouvernement devrait déclarer l’état d’urgence. Il critique le nouveau gouvernement en expliquant que celui-ci est dirigé par des oligarques qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts personnels et non pas à celui de la nation. Il reste très pessimiste en ce qui concerne al réaction du Premier Ministre polonais Donald Tusk. Pour Lech Wałęsa, il estime que les polonais auraient déjà dû commencer par manifester sous le gouvernement de Jaroslaw Kaczynski au lieu de soutenir le nouveau Premier Ministre. Il lance un appel au gouvernement pour que celui-ci augmente l’ensemble de tous les salaires de tout les salariés du secteur public.
Jaroslaw Kaczynski ne laisse que deux alternatives pour le nouveau Premier Ministre, soit celui-ci doit tenir les promesses qu’il a faites lors de sa campagne électorale, soit il doit présenter sa démission. Il a expliqué qu’il était temps de rendre des comptes sur les promesses qui avaient été faites lors de la campagne électorale du parti de la Plate-forme Civique (PO) que dirige Donald Tusk. Il a même été jusqu’à annoncer que si Donald Tusk disposait d’honneur, celui-ci devrait démissionner, et ce pour toujours. Annonce qui est loin d’être étonnante tant l’ancien Premier Ministre polonais a eu l’habitude de sortir des expressions radicales et positions extrêmes. Jaroslaw Kaczynski n’a pas respecté sa propre promesse de ne pas critiquer le nouveau gouvernement pendant les six premiers mois de l’existence de celui-ci, ce qui remet en cause, et ce non pas pour la première fois, sa crédibilité. Néanmoins, le problème de la crise sociale polonaise existait aussi sous le gouvernement de Jaroslaw Kaczynski, et le gouvernement de l’ancien Premier Ministre était plus occupé à discréditer des adversaires politiques par l’usage de différents pièges mis en place par la collaboration subjective du directeur du Bureau Central Anti Corruption, plutôt que d’écouter le peuple polonais. Jaroslaw Kaczynski n’avait pas pour autant quitté la scène politique, mais c’est la scène politique qui s’était débarrassé de lui. Jaroslaw Kaczynski n’a jamais été élu, il a été imposé par son frère, le Président de la Pologne, comme on nomme un fonctionnaire. Donald Tusk a été élu, avec un pourcentage qu’aucun des Kaczynski n’aurait pu imaginer.
Jaroslaw Kaczynski s’est aussi défendu de la rédaction du magazine Gazeta Wyborcza qui l’avait accusé d’avoir utilisé la protestation émise par le dirigeant de Solidarność dans le but de remplir ses finalités politiques. L’un des porte paroles du parti de la Plate-forme Civique évoque ce qu’il appelle un mouvement de l’ensemble des partis politiques de l’opposition, frustrés des récentes élections. En effet, les récentes élections législatives ont montré la réussite de la Plate-forme Civique, ainsi que l’échec, aussi bien pour la tendance nationaliste et conservatrice de Droit et Justice (PiS), comme pour la tendance communiste et socialiste de la Coalition Démocratique de Gauche (LiD), d’accéder au Gouvernement, soit en étant élu, soit en participant à une coalition gouvernementale, ce qui dans tous les cas aurait été improductif pour la Plate-forme Civique. Lors des mêmes crises sous le gouvernement Droit et Justice, Solidarność était resté calme. Par ailleurs, Lech Wałęsa et Jaroslaw Kaczynski ont appartenu au même syndicat, ce qui créée des liens.
D’après Jaroslaw Kaczynski, ce mouvement traduit plutôt le fait que les citoyens puissent demander des comptes en ce qui concerne les promesses qui leur ont été adressées. Il rappelle que l’actuel Premier Ministre avait promis une hausse rapide des salaires des professeurs et des médecins. Il ne met pas ce conflit sur le compte des relations entre la Plate-forme Civique et le parti Droit et Justice, tout en précisant que Droit et Justice serrait même favorable à une alliance politique avec la PO.
Entre temps, la Fédération des Chauffeur Routiers de Pologne avait annoncé au cours de cette semaine que les revendications de ces derniers pourraient prendre l’allure d’un blocage inévitable de la capitale polonaise. Il s’agissait de réclamer au gouvernement polonais qu’il puisse débloquer la situation au niveau du franchissement de la frontière entre la Pologne et l’Ukraine. Toutefois, les tensions semblent s’être adoucies et cela d’autant plus que les douaniers ont commencé à reprendre le travail. En effet, ce sont les représentants syndicaux des douaniers qui ont annoncé à leur tour que le travail reprenait au niveau des postes frontaliers, ces derniers préférant pour l’instant continuer les négociations en ce qui concerne les augmentations salariales et les avantages sociaux. Les files d’attente au niveau des frontières sont en train de diminuer.