Le Magazine International Polonais
Politique Economie
Entreprises Culture
Finances Emploi
International Europe

La pression sociale continue de monter au niveau de la frontière Pologne Ukraine.

mardi 29 janvier 2008.
 

Les douaniers continuent leur mouvement de grève au niveau de la frontière qui sépare la Pologne de l’Ukraine, ce qui a aussi pour conséquence d’intensifier les pressions en provenance du mouvement des chauffeurs routiers qui demandent à ce que le gouvernement puisse résoudre ce problème le plus rapidement possible. La Fédération des Routiers de Pologne a demandé à ce que le Premier Ministre polonais, Donald Tusk, puisse apporter le plus rapidement une solution pour mettre un terme à ce mouvement de grève. Le Premier Ministre polonais a expliqué qu’il fallait être patient car des négociations avec les douaniers sont en cours, mais que ceci ne pouvait pas se résoudre dans l’immédiateté. Donald Tusk : « si je disposais d’un bouton pour débloquer la frontière polonaise, je l’aurais déjà fait ». Les routiers sont en train d’attendre pendant plus de 50 heures au niveau de la frontière. Au niveau du passage localisé à Koroszczyn, frontière entre la Pologne et la Biélorussie, la queue des semi-remorques a atteint plus de 1500 camions sur plus de 30 kilomètres, ce qui empêche par ailleurs tout autre type de véhicule de franchir la frontière avec un véhicule motorisé.

Lors du week-end dernier, le Syndicat des Douaniers de Pologne vient de signer un accord avec le ministère des finances publiques suivant lequel une augmentation de 500 millions de zlotys supplémentaires allait être versée chaque mois pour augmenter les salaires des inspecteurs aux douanes.

Le représentant de cette Fédération, Boleslaw Milewski, a annoncé que la Fédération allait organisé un blocus de la ville de Varsovie et précisément à midi, en précisant que cette forme de manifestation n’allait pas perdurer dans le but de ne pas causer de dommages pour la population polonaise. Toutefois, ce blocage de la capitale qui devait se produire lundi dernier n’a pas eu lieu étant donné que le Premier Ministre polonais avait réussi à apaiser le conflit avec les douaniers . Il a en effet demandé aux douaniers de retourner travailler et leur a promis que leurs réclamations allaient être prises en compte. Néanmoins, même si les douaniers n’ont pas officiellement continué la grève, certains continuent de prendre des congés maladie ou d’autres certains repos temporaires de travail. Par conséquent, même si il y a eu une accalmie, les tensions perdurent puisque il reste pas mal de camions qui restent bloqués au niveau de la frontière orientale de la Pologne.

Le Syndicat des Douaniers désire une hausse des salaires de 1500 zlotys par mois, un douanier gagnant quotidiennement chaque mois 1300 zlotys, le gouvernement polonais a donc promis une augmentation mensuelle de 500 zlotys pour chaque employé. Il demande par ailleurs une meilleure protection juridique vis à vis des accusations de corruption, de plus grands avantages vis à vis de leur système de retraite. Ces réclamations font suite à l’entrée de la Pologne au sein de l’espace Schengen depuis décembre dernier. En effet, les procédures en ce qui concerne la frontière orientale de la Pologne sont devenues beaucoup plus importantes . Cette frontière est devenue celle de l’Union Européenne, et les moyens déployés doivent refléter l’importance attribuée à cette frontière, et ceci d’autant plus que le trafic est devenu plus intense.

Même si les routiers n’ont pas organisé le blocus de la ville de Varsovie, ils doivent encore discuter avec le ministre polonais de l’intérieur, Grzegorz Schetyna, afin de résoudre le plus rapidement possible cette crise. La crise ne concerne pas uniquement les douaniers ou encore les routiers, mais aussi l’ensemble des entreprises qui dépendent des livraisons faites par les camions en question. D’après le ministre biélorusse des transports et des communications, les entreprises biélorusses auraient perdu plus de 30 millions de zloty à cause de ce mouvement de grève. Plus de 3000 camions russes et biélorusses sont bloqués au niveau de la frontière polonaise, et chaque journée d’immobilisation pour chaque camion coûterait aux entreprises biélorusses plus de 200 euros par jour.

Copyright © 2007 SwietaPolska EURL. Tous droits réservés.
Site, publication, journal sont protégés par le droit d'auteur et le droit de la propriété intellectuelle
Reproduction interdite www.swietapolska.com
Répondre à cet article