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Lech Kaczynski, actuel président de la République de Pologne, considère que les nouvelles mesures qui ont été mises en place par le nouveau gouvernement polonais, dirigé par le parti de la Plate-forme Civique (PO) et dont le nouveau Premier Ministre est Donald Tusk, comme dangereuses. Le président polonais dispose aussi de compétences en matière de relations internationales, et il se peut que ce dernier utilise son pouvoir de veto en cas de fort désaccord.
Lech Kaczynski et Donald Tusk appartiennent aux deux grandes formations politiques en Pologne qui se sont opposées lors des précédentes élections législatives, permettant à la Plate-forme Civique de prendre le pouvoir et contraignant l’ancien frère jumeau du président, ancien Premier Ministre et dirigeant du Parti Droit et Justice (PiS), Jaroslaw Kaczynski, à laisser sa place.
Les deux hommes sont en profond désaccord sur certains points, notamment en ce qui concerne les relations de la Pologne avec les États Unis d’Amérique. Ainsi, Lech Kaczynski est favorable au maintien des forces armées polonaises sur le territoire irakien et à l’installation du bouclier antimissile américain sur le sol polonais. Cette politique était basée sur l’espérance du gouvernement des frères Kaczynski que le gouvernement américain puisse permettre aux citoyens polonais de venir sur leur territoire sans l’obligation de disposer d’un visa, ce qui ne s’est jamais produit. Donald Tusk est favorable au rétablissement des relations de la Pologne avec l’Allemagne qui avaient connu leur niveau le plus lamentable sous le gouvernement des frères Kaczynski, mais aussi pour un renforcement des relations de la Pologne avec son voisin russe, qui avaient aussi connu un niveau pittoresque sous le même gouvernement du PiS. Enfin, le gouvernement de Donald Tusk consiste à réintégrer la Pologne au sein de l’Union Européenne et non pas à l’isoler du reste des pays européens.
Ainsi, le président polonais estime que la Russie cherche a réinstaurer son pouvoir d’influence sur les républiques d’Europe Centrale et Orientale, alors que Donald Tusk a lui même expliqué que les autorités russes devaient admettre que ces pays ont acquis une réelle indépendance. Le président voit dans l’amélioration de ces relations diplomatiques un danger car il estime que la Russie recommence à reprendre de l’influence à cause de ses ressources énergétiques.