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Le comité des Sages se met au travail

jeudi 17 janvier 2008.
 

Ce groupe baptisé aussi « Octopus » car il est composé de dix-huit membres issus des huit partis démocratiques du pays a entamé ses travaux ce mardi sous la coprésidence de messieurs Leterme et Reynders.

Ce comité est composé de la manière suivante :
-   Yves Leterme (CD&V) président du groupe de travail
-   Herman Van Rompuy (CD&V)président à la Chambre
-   Etienne Schouppe (CD&V)
-   Bart De Wever (N-VA)
-   Magda Aelvoet ( Groen)
-   Bart Somers ( Open Vld)
-   Caroline Gennez (SP.A Spirit)
-   Patrick Van Krunkelsven (Open VldD)
-   Geert Lambert (SP.A Spirit)
-   Didier Reynders (MR) vice-président du groupe de travail
-   Armand De Decker (MR)président au Sénat
-   Olivier Maingain (FDF)
-   Elio Di Rupo (PS)
-   Philippe Moureaux ( PS)
-   Jean-Claude Marcourt (PS)
-   Marcel Cheron (Ecolo)
-   Joëlle Milquet (Cdh)
-   André Antoine (Cdh)

Ce groupe de travail semble bien équilibré puisqu’il est représenté par 9 représentants néerlandophones et 9 représentants francophones. Néanmoins, il est plus que probable que messieurs Verhofstadt et Dehaene puissent intervenir dans les discussions, tous deux étant considérés comme des hommes de grande expérience dans le monde politique belge. Cette première réunion n’avait pas de plan de travail bien précis mais avait pour but de prendre un peu la température au sein du groupe…

L’ ’’octopus’’ tiendra sa première séance plénière ce vendredi 25 janvier de 15h00 à 19h00 afin d’auditionner les différents représentants des entités fédérées. Une autre séance est aussi prévue pour le 1er février et sera consacrée aux problèmes de la répartition des compétences, des flux financiers et des équilibres budgétaires.

Pour le 23 mars prochain donc, le comité des Sages devrait avoir établi les grandes lignes de la réforme de l’Etat et aboutir à des accords mais déjà certains membres évoquent un scepticisme sur les chances d’aboutir : « Chaque fois qu’il y avait une difficulté, cet été, lors des négociations de Val Duchesse, le brûlot était renvoyé à un groupe de travail qui le transmettait lui-même à un groupe d’experts. Cette méthode a montré ses limites. Il est illusoire de vouloir réussir un défi de cette envergure au sein d’un groupe aussi large ».

Il est vrai qu’au vu des mois qui se sont écoulés on peut se demander comment, en un peu plus de 60 jours, un groupe de travail élargi pourrait parvenir à des accords satisfaisants pour toutes les parties ? Si les responsables de partis du nord et du sud du pays ne s’accordent pas des concessions, si infimes soient-elles, l’issue des négociations concernant une grande réforme de l’Etat sera vouée à l’échec. Déjà, le président du FDF, monsieur Olivier Maingain, a déclaré qu’il n’accepterait pas une réforme qui conduirait la Belgique au séparatisme ou au confédéralisme ni toute autre solution qui serait défavorable aux francophones…

Peut-être que le miracle viendra de quelques personnalités du groupe et notamment le président et vice-président mais aussi les présidents de la Chambre et du Sénat et encore messieurs Dehaene ou Verhofstadt qui pourront à l’écart de tout débat idéologique parvenir à instaurer un nouvel équilibre institutionnel qui serait indispensable à la survie de l’état belge…

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