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Depuis que la Pologne vient d’intégrer l’espace Schengen, certaines situations ont contraint le ministre ukrainien délégué aux affaires étrangères, Kostiantin Jelisejew, à rencontrer l’ambassadeur de la Pologne en Ukraine, Jacek Kluczkowski. Le problème vient des mesures qui sont prises au niveau des postes frontières en raison de la réglementation de l’espace Schengen qui visent à contrôler les mouvements de population entre les deux pays. Le but de cette rencontre est de trouver une terrain d’entente à partir duquel il sera possible de simplifier les procédures de contrôle pour les ukrainiens habitant les régions frontalières à la Pologne. Il s’agit aussi par cet intermédiaire de simplifier l’obtention de visa pour se rendre dans l’un des deux pays mais aussi de faire en sorte que les ukrainiens puissent disposer du droit de se rendre en Pologne sans avoir de visa lorsqu’ils le font pour traverser la Pologne. Ceci est un accord non négligeable parce que de nombreux ukrainiens, travaillant ou étudiant au sein des pays d’Europe Occidentale, et qui doivent par exemple traverser la Pologne en bus, sont obligés de disposer préalablement des autorisations nécessaires pour franchir le sol polonais. Ainsi, la plupart d’entre eux sont souvent obligés de contourner par la Hongrie pour pouvoir se rendre en Ukraine.
Les accords pourraient aussi aller plus loin, le but serait de libérer les échanges commerciaux et les afflux touristiques. Dans tous les cas, l’ambassadeur polonais a fait savoir que ce projet de liberté de circulation était pris au sérieux et que tout sera fait au mieux notamment pour les prochains championnats européens de football lors de l’Euro 2012.
Par ailleurs, le dispositif de Schengen ne représente pas qu’un inconvénient, mais aussi un atout, car le contrôle des mouvements de population au niveau des frontières peut se révéleer utile. C’est le cas de la vingtaine de tchétchènes qui ont été interpellés par les force de l’ordre polonaises mardi dernier car ces derniers avaient essayé de franchir illégalement la frontière allemande. Ces tchétchènes sont de nationalité russes, ils résidaient légalement en Pologne dans des centres pour réfugiés mais ils les ont abandonné en croyant que l’intégration de la Pologne au sein de l’espace Schengen signifiait la possibilité de se rendre en Europe occidentale. Néanmoins, le bus dans lequel ils voyageaient avait essayé de se rendre en Allemagne, mais les postes frontaliers mis en place par la réglementation de l’espace Schengen ont pu découvrir que ce bus ne disposait pas de visa.