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L’actuel Président de la République de Pologne, Lech Kaczynski, a présidé une session extraordinaire du Cabinet Ministériel lundi soir dernier pour tenter de résoudre le problème de la sécurité sociale polonaise. Entre temps, le week-end dernier, Donald Tusk avait lancé un plan de réforme du secteur de la santé publique en Pologne, mais le président polonais a senti qu’il devait intervenir et soulever une telle session car il estime que le projet de réforme présenté par le gouvernement touche aux intérêts fondamentaux de la société polonaise. C’est d’ailleurs la première fois que Lech Kaczynski soulève une telle session extraordinaire.
Donald Tusk a expliqué qu’il était déçu. Il estime en effet que la complexité de ce problème fait qu’on ne puisse pas le traiter en une seule heure, comme le leur avait imposé le président polonais lors de cette session. Il a voulu approfondir le sujet et présenter le projet de réformes en détail, mais le président polonais ne le leur a pas laissé le temps. Par contre, suite à cette réunion, le président polonais s’est permis de dire qu’il estimait que le projet de réforme de la sécurité sociale présenté par le gouvernement était trop généraliste et ne permettait pas de répondre clairement à des questions d’importance capitale, et qui étaient restées trop floues selon ce dernier. Toutefois, il a entendu de manière positive de nombreuses résolutions prises par le gouvernement. Il s’estime néanmoins opposé au projet de privatisation du secteur de la santé publique.
Le Premier Ministre polonais, Donald Tusk, dirigeant du parti politique de la Plate-forme Civique et du gouvernement polonais, a exprimé sa déception lors de la réunion de lundi soir dernier. Il estime que le président polonais Lech Kaczynski a manqué de patience en vue de pouvoir discuter des amendements nécessaires au régime de la sécurité sociale en Pologne. D’après Donald Tusk, le président polonais ne serait pas venu à la réunion en vue de faire des propositions, mais Lech Kaczynski n’a absolument rien apporté de constructif si ce n’est qu’il a su seulement se limiter à dire qu’il allait présenter son veto sur le projet de réforme. Donald Tusk est disposé à s’entretenir avec différentes forces politiques mais pas à devoir perdre son temps avec des personnes qui n’apportent rien de concret si ce n’est que des menaces. Ce projet de réforme devrait faire en sorte de redresser les finances du secteur public en Pologne. Il a par ailleurs annoncé qu’une réunion dite blanche aura lieu, au sein de laquelle devraient se joindre à la fois le gouvernement mais aussi les organisations médicales.
Néanmoins, l’ancien Premier Ministre Jaroslaw Kaczynski a annoncé à Koszalin que l’actuel gouvernement de la Plate-forme Civique (PO) ne disposait d’aucun programme pour ce qui concerne le secteur de la santé publique. Jaroslaw Kaczynski est le dirigeant du principal parti politique de l’opposition, Droit et Justice (PiS). Il estime que le principal problème de la santé publique en Pologne reste son financement, et que privatiser de tels services ne résoudrait pas ce problème. Il a été surpris que le cabinet ministériel de ce gouvernement ne soit pas arrivé, lors de sa dernière session, à présenter des solutions concrètes. Si ce cabinet n’a rien préparé, d’après ce que pense Jaroslaw Kaczynski, alors celui-ci ne voit pas de raison pour laquelle il devrait prendre part à de nouvelles discutions. Par ailleurs, il estime que les réponses qu’il a obtenues de la part de la ministre polonaise de la santé publique, Ewa Kopacz, lors d’une récente réunion avec cette dernière, sont restées vagues et floues, notamment en ce qui concerne les mesures d’urgence à adopter pour le secteur de la santé publique en Pologne.
Le frère jumeau de l’ancien Premier Ministre, c’est à dire le Président de la République de Pologne, Lech Kaczynski, a aussi invoqué son grand étonnement lorsqu’il a vu que l’actuel gouvernement n’avait rien proposé de concret lors de cette session. Le président polonais, Lech Kaczynski, est comme même resté très mécontent de voir que la réunion du cabinet ministériel de lundi soir dernier n’ai pas pu présenter de solutions qui puissent résoudre le secteur de la santé publique. C’est le Premier Ministre polonais lui-même, Donald Tusk, qui a déclaré que cette réunion avait été inutile. Le président s’étonne aussi que le gouvernement ne le consulte pas alors même qu’il s’agit ici de ses domaines de compétences. Il semblerait que la Plate-forme Civique ai une interprétation très subjective de la constitution d’après le Président de la République de Pologne. Lech Kaczynski fait donc appel à une table ronde où seront réunies les différents courants politiques parce que ce problème, selon lui, ne pourra être résolu que si on va au delà des tensions et autres querelles entre les différents partis politiques. Il s’oppose aussi à devoir ratifier le projet de lois de réformes du secteur de la santé publique qui a été présenté par Ewa Kopacz car il l’estime trop inégalitaire.
Le vice Premier Ministre Grzegorz Schetyna, appartenant à la formation politique de la Plate-forme Civique (PO) a par ailleurs reconnu que la plupart des réformes que la ministre polonaise Ewa Kopacz a présentées proviennent en grande partie des travaux de l’ancien ministre polonais de la santé publique , Zbigniew Religa, qui appartient à la formation politique de Droit et Justice (PiS). Il a expliqué qu’il ne fallait pas cacher la vérité. Par ailleurs, lorsqu’il voit le PiS dénoncer les mesures présentées par l’actuelle ministre polonaise de la santé publique, celui-ci se montre d’autant plus hypocrite que les mesures en question repose aussi sur les travaux du PiS. La seule différence qui réside entre Ewa Kopacz et Zbigniew Religa, c’est que le gouvernement de la Plate-forme Civique a au moins le courage de mettre en application les dites réformes là où le gouvernement de Droit et Justice continuait à jouer la politique de l’autruche. Le gouvernement actuel de la Pologne ne peut pas non plus s’engager à rembourser les frais issus de l’insémination artificielle non pas pour des raisons strictement politiques mais parce que les finances de l’État polonais ne le lui permettent pas.
Parmi les réformes entreprises par le gouvernement de Donald Tusk, il y a la possibilité pour les patients de pouvoir porter plainte contre des erreurs médicales. Les représentants de Droit et Justice ne peuvent pas s’opposer à ce projet puisqu’ils avaient eux mêmes proposé cette réforme lorsqu’ils avaient été au gouvernement. Il s’agit aussi de restructurer les hôpitaux dont la plupart sont fortement endettés. Les réformes consistent aussi à augmenter les salaires des médecins et du personnel infirmier et faire en sorte que leurs honoraires respectent la législation européenne.