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Vendredi dernier, le ministère de la défense nationale en Pologne vient d’annoncer par l’intermédiaire de son porte parole Magdalena Czerwinska qu’il allait envoyer un contingent d’une cinquantaine de soldats au Tchad et en République Centrale Africaine. Le coût de cette opération pour la Pologne est estimé à 30 millions d’euros. Le premier contingent devrait arriver au cours du mois de mars tandis que le reste du contingent rejoindra le reste des troupes d’ici la fin du mois de juin. Les troupes polonaises vont agir pour le compte de la mission polonaise au compte de l’action du maintien de la paix entretenue par les nations Unies. L’ensemble de toutes les troupes de tous les pays qui vont participer à cette action représente 3500 soldats dont 850 sont de nationalité tchadienne. La Belgique ainsi que la France vont se joindre à cette opération de maintien de la paix. Les dernières conférences européennes ont aussi réuni des pays tel que l’Ukraine et la Russie qui envisagent d’intervenir sur le terrain. La Russie devrait aussi fournir des hélicoptères, quand à la France, elle devrait envoyer, d’après le ministre français de la défense Hervé Morin, 2100 soldats. La France est déjà souvent intervenue dans cette région notamment en 1986 pour lutter contre les rebelles. Les autorités françaises ont toutefois fait savoir qu’elles ne désireraient pas devoir jouer le rôle majeur dans cette opération. Les organisations non gouvernementales ainsi que des parlements de certains pays européens ont aussi fait savoir qu’il fallait différencier l’intervention des troupes européennes de celles du contingent français, puisqu’il ne s’agît pas d’une action française mais européenne.
Le but de cette opération consiste à venir en aide aux 234000 réfugiés de la région du Darfour localisée entre le Tchad et la République d’Afrique Centrale. On compte dans cette région 178000 tchadiens orientaux et 43000 ressortissant de la République d’Afrique Centrale.
L’intervention au Tchad suscite encore de nombreuses précisons et accords, c’est ainsi que l’ensemble des ministres des affaires étrangères du bloc des 27 nations européennes vont devoir se réunir à nouveau le 28 janvier prochain. Par ailleurs, la Grande Bretagne a fait savoir que ses interventions au sein de l’Irak et de l’Afghanistan ne lui permettaient de disposer des ressources nécessaires pour intervenir en Afghanistan. Il faut espérer que les réticences britanniques pourront toutefois être écartées lors du prochain sommet des 27 nations européennes.
Entre temps, les troupes polonaises localisées en Irak sont susceptibles de se retirer tandis que celles qui sont présentes en Afghanistan vont s’accroître. L’Irak se verra donc vidée des 900 soldats polonais tandis que le nombre de soldats en Afghanistan va passer de 1200 à 1600. Le nombre de soldats polonais qui sera envoyé au Tchad sera de 50, alors que ce nombre avait été auparavant estimé à 350, ce qui laisse sous entendre que les modalités de ce genre d’action ne sont pas encore totalement définies. De même, les troupes européennes pourraient déjà avoir de l’avance sur le contingent polonais puisqu’elles prévoient d’intervenir d’ici le début du mois de février 2008.