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Lors de la visite du Premier Ministre polonais à Prague jeudi dernier, Donald Tusk a en conclu avec son homologue tchèque, Mirek Topolanek, que leurs deux pays avaient la même vision en ce qui concerne l’installation du bouclier antimissile américain sur leur sol. Il s’agit par ailleurs pour ces deux États de coordonner leurs efforts aussi bien en ce qui concerne leurs relations avec les États Unis d’Amérique envers lesquels ils demandent des garanties quand à la sécurité nationale de chacun de ces deux territoires, mais aussi vis à vis de la Russie. Le Premier Ministre polonais en a aussi profité pour faire savoir à la République Tchèque qu’il comptait bien améliorer les relations avec l’Allemagne, il a aussi par ailleurs pu aborder ce sujet avec le Président de la République Tchèque, Vaclav Klaus.
La République Tchèque devrait soumettre à l’approbation parlementaire son projet d’installation de radar américain d’ici avril prochain, mais elle a fait savoir qu’il subsistait toutefois des conditions que se doivent de satisfaire les États Unis d’Amérique. Le Premier Ministre tchèque rejoint donc la position du Premier Ministre polonais en ce qu’il a aussi annoncé qu’il n’y avait aucune urgence à précipiter l’élaboration de ce bouclier antimissile américain. Comme en Pologne, le projet d’installation de ce bouclier est rejeté par la population tchèque. Les populations des deux pays ne désirent pas d’interventionnisme, même stratégique, de la part des États Unis sur leur sol. Le nouveau gouvernement polonais est aussi plus méfiant que l’ancien gouvernement de Jaroslaw Kaczynski, les relations de la Pologne se sont améliorées avec la Russie qui elle même ne désire pas que ce bouclier antimissile soit installé aussi bien en Pologne comme en République Tchèque. Le Premier Ministre tchèque était plus ou moins favorable à l’installation de ce bouclier antimissile, mais la politique en matière d’affaires étrangère qui semble se dégager de la part du Premier Ministre polonais, Donald Tusk, qui consiste à adopter une conciliation avec l’ensemble de ses voisins, a sûrement motivé le Premier Ministre tchèque à réviser ses positions.