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L’ancien Président de la République de Pologne, Lech Wałęsa, vient de prendre position pour défendre l’Église polonaise contre la plainte qui a été récemment déposée par des membres de l’Alliance Démocratique de Gauche (SLD) contre l’État polonais en vue de protester contre le financement de la construction du Temple de la Divine Providence à Varsovie, bâtiment devant symboliser à la fois l’accès à l’indépendance pour la Pologne après plusieurs siècles d’occupation, mais aussi en vue de rendre hommage au Pape Jean Paul II natif de la Pologne. Cf : L’empreinte catholique à Varsovie.
Comme le précise Lech Wałęsa, cette plainte ne viserait qu’à redorer le blason du parti de l’Alliance Démocratique de Gauche. Il s’agît par ailleurs d’un véritable coup dur que cherche à porter ce parti politique contre l’Église polonaise. La construction de ce temple est plus un symbole de démocratie pour affirmer la liberté de la Pologne. Cette construction avait même été décidée par les républicains polonais de 1791, alors même que la constitution polonaise interdisait l’interventionnisme étatique dans le domaine religieux. L’exception a été acceptée étant donné qu’il ne s’agissait pas spécialement de marquer la ferveur religieuse d’une partie de la population polonaise, mais bien au contraire la croyance en un symbole qui se résume en la liberté d’un peuple, qui pour une fois depuis des siècles et des décennies, peut disposer de lui même. Lech Wałęsa, politiquement de gauche, dirigeant de Solidarność ,a été parmi les leaders qui ont combattu pour l’indépendance de la Pologne. Il ne cherche pas spécialement à défendre un culte religieux, mais les symboles qui marquent la construction historique de ce pays. Il est donc intervenu pour expliquer que la lutte anti ecclésiastique que mène l’Alliance Démocratique de Gauche se résume uniquement au fait que ce parti politique n’ai rien à offrir de concret à la population polonaise. Il s’agit de faire de la religion le bouc émissaire de personnes en mal politique, et cela d’autant plus que les précédentes élections législatives ont prouvé que ce parti n’était pas très soutenu.
Lech Wałęsa « Ils savent par expérience qu’il ne s’agit que de troubler l’opinion en créant une fausse diversion, ils sont d’ailleurs spécialisés dans ce genre de manoeuvre. Aujourd’hui ils s’attaquent à l’Église, demain, ils prendront n’importe quelle thèse pour embrouiller les esprits. Si les prochains dirigeants de la gauche polonaise restent les mêmes que ceux qu’on a aujourd’hui, je m’en désolidarise tout de suite et je leur prédis des résultats pour les prochaines législatives qui devraient osciller entre 5 et 10%. ». Lech Wałęsa a aussi expliqué qu’il était fondamental, pur la Pologne, et pour les prochaines générations à venir, de conserver un capital historique et culturel.