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A la suite de la note que monsieur Verhofstadt a rendue publique, les réactions ne se sont pas fait attendre. D’aucuns jugent celle-ci inacceptable, d’autres trouvent que cela pourrait être une base d’étude pour de futures négociations.
Le ministre-président flamand, Kris Peeters, juge la note méritoire même si quelques imperfections sont en désaccord avec les idées générales du gouvernement flamand. Il s’inquiète par ailleurs de la réaction de certains partis francophones qui jugent cette note comme étant inacceptable et se demande comment, dans cet état d’esprit, on pourra ultérieurement débattre d’une réforme de l’Etat en toute sérénité…
Monsieur Didier Reynders considère que c’est une bonne idée de Guy Verhofstadt et qu’il y a des pistes à suivre. Il souligne par ailleurs que ’’la thématique des limites’’ de la Région capitale ’’commence à apparaître’’. Le président du MR regrette l’état d’esprit de certains partis francophones et dit qu’il est temps de sortir de ’’la culture du non’’ en citant clairement le CDH. La, position de monsieur Reynders est claire et d’ailleurs il vient d’être élu par les Jeunes de l’Open Vld « Blauwe Reus » (géant bleu) de l’année 2007. Le titre de « Blauwe Kneus » (raté bleu) a été attribué à Franck Vandenbroucke(SP.A) pour ses plans de financement de l’enseignement supérieur.
Monsieur Leterme juge la note importante et intéressante. ’’ Toute la question est maintenant non seulement de tout coucher sur le papier, mais aussi de faire en sorte d’arriver à un accord. Cela sera la tâche du groupe de travail qui doit normalement entamer ses travaux la semaine prochaine. Ce qui est important, c’est de renforcer le pouvoir des Communautés et des Régions, de manière à ce qu’elles puissent mener une politique sur mesure. En les mesurant, nous pourrons effectivement faire en sorte que les deux économies divergentes (au nord et au sud) croissent à nouveau l’une vers l’autre’’.
Monsieur Di Rupo, le président du PS, dit que dans cette note il n’y a pas assez de propositions qui renforcent un Etat fédéral. ’’ Dans notre esprit, il faut rechercher un équilibre qui permette de stabiliser le pays à très long terme, c’est-à -dire pendant 30 ou 40 ans. Il faut donc donner un rôle renforcé au gouvernement fédéral. Il s’agit d’un rapport déséquilibré : il y a beaucoup de revendications néerlandophones et peu de propositions susceptibles d’améliorer la vie des francophones. Or, il faut des réformes qui soient à l’avantage de tout le monde, y compris des Wallons, des Bruxellois et des francophones en général’’.
Le parti Lijst Dedecker va encore plus loin en affirmant : ’’ Vis-à -vis des flamands, Guy Verhofstadt revient à la période antérieure aux accords de la Saint-Michel. La circonscription électorale fédérale implique que les candidats francophones, d’Arlon à Ostende, peuvent recruter des électeurs, alors que l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde doit être scindé en vue justement d’éviter cela. M. Verhofstadt donne au Sénat, paritaire du point de vue linguistique, la compétence sur la Constitution, de sorte que les francophones reçoivent une clé de blocage éternelle’’.
Quant à madame Milquet ( madame Nee), la présidente du CDH, elle juge cette note dangereuse et trop ’’flamande’’ et souligne par ailleurs que certains points qui avaient été négociés précédemment ne sont même pas repris… Elle en appelle à une union de tous les partis francophones afin d’établir une stratégie commune. Lors d’une interview sur les ondes radios elle a également déclaré (lorsqu’on lui a demandé ce qu’elle pensait des déclarations de monsieur Reynders) qu’il fallait faire fi du passé et que faire de la politique ce n’était pas faire des polémiques. Au lieu de diviser, il fallait rassembler…