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A l’heure à laquelle où certains hommes politique polonais désireraient que soit révisées les modalités de l’avortement au niveau de la constitution, la Pologne est traversée par une autre crise qui concerne celui de l’insémination artificielle, et cela d’autant plus que ce problème n’est régi par aucune loi en Pologne.
La ministre polonais de la santé, Ewa Kopacz, a donc décidé de faire en sorte que la sécurité sociale polonaise puisse financer les opérations d’insémination artificielle et cela en raison du fait que de nombreux couples polonais allaient traverser la frontière allemande pour obtenir le droit de procéder à ce genre d’opération.
Néanmoins, de nombreux représentants de l’Église catholique polonaise se sont opposés à cette prise en charge par l’État polonais car ils considèrent que l’autorisation de ce genre de procréation artificielle représente la fin du respect des valeurs humaines face à l’innovation des nouveaux procédés technologiques. Il est aussi très difficile d’invoquer des théories d’ordre philosophique pour traiter d’un problème qui concerne le respect de la dignité humaine, il est encore plus difficilement possible de se prononcer sur la détermination de l’embryon en tant qu’être humain, et cela d’autant plus qu’il n’existe aucune théorie scientifique qui jusqu’à l’ordre du jour puisse trancher catégoriquement ce genre de problème.
Comment se déterminer sur la possibilité de créer, par exemple des clones, à une époque où les biotechnologies semblent nettement plus en avance que les réglementations juridiques ? L’un des principes de références semble toutefois être la signature de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme qui protège la dignité de l’être humain. Ainsi, il est impossible pour les États signataires de procéder à une forme de sélection génétique au sein des embryons, tout comme de procéder au clonage, ce qui laissait miroiter une multitude de scénarios possibles. Le but consiste aussi à mettre un frein au libéralisme face aux possibilités offertes par les biotechnologies.