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Les représentants de l’Organisation de l’Atlantique Nord (OTAN) se disent optimistes en ce qui concerne l’installation du bouclier antimissile américain qui devrait être posé en Pologne bien que le nouveau Premier Ministre polonais, Donald Tusk, y soit opposé.
Comme l’a précisé le représentant des États Unis d’Amérique Sean McCormack, la construction de ce bouclier antimissile concerne aussi bien les intérêts des États Unis d’Amérique comme ceux des pays européens. Il a précisé que des négociations vont être mises en place dès la visite du ministre polonais de la défense nationale, Bogdan Klich, qui se rendra aux États Unis d’Amérique d’ici la fin du mois de janvier 2008. Le plan d’installation du bouclier antimissile en question concerne à la fois l’implantation d’une dizaine de récepteur d’ogives nucléaires basés en Pologne et d’un radar en République Tchèque. Sean McCroback explique qu’il s’agît aussi des intérêts de la Pologne. Il a lui même pris connaissance des arguments émis par le ministre polonais des affaires étrangères, Radoslaw Sikorski et a estimé qu’il fallait entamer des négociations pour que les États Unis d’Amérique puissent démontrer leur bonne foi.
Il a par ailleurs pris en compte la remarque de Radoslaw Sikorski qu’il appartenait aux seuls États Unis d’Amérique de devoir convaincre les autorités russes et de leur prouver que l’installation de ce bouclier antimissile ne représentait pas d’entrave à la sécurité du territoire national russe. Il ne s’agît pas pour la Pologne de devoir payer de par ses relations diplomatiques avec la Russie le manque de persuasion dont n’auraient pu su faire preuve les États Unis d’Amérique auprès de la Russie. McCornack a aussi répliqué en ce qui concerne le fait que Radoslaw Sikorski avait annoncé que la Pologne n’avait pas de crainte à recevoir de la part de l’Iran, puisque ce bouclier antimissile est destiné à faire face à tout type de menace. Par ailleurs, les pays européens seraient très loin de pouvoir s’imaginer ce qui se passe en Iran, les États Unis d’Amérique disposant d’élément prouvant que les forces armées iraniennes sont en train de travailler sur des missiles nucléaires à longue portée.
Cependant, c’est au tour du Premier Ministre polonais, Donald Tusk, d’expliquer que la Pologne ne devrait pas se dépêcher pour adopter l’installation d’une base de lancement antimissile dirigée par les États Unis d’Amérique. Il a expliqué que ce bouclier servirait à protéger les États Unis d’Amérique et non pas la Pologne. Si les États Unis d’Amérique désirent installer leur bouclier antimissile, ils leur faudra apporter les garanties nécessaires démontrant que ces bases serviront à protéger la Pologne. Le ministre délégué russe aux affaires étrangères, Serguey Kisliak, devrait se rendre d’ici jeudi à Varsovie pour traiter de cette question.
Ce même genre d’affaire est aussi en train de se produire avec la France. En effet, même si l’actuel président français, Nicolas Sarkozy, semble avoir une politique pro-américaine, les relations diplomatiques restent très différentes. En effet, il s’agirait d’un pacte militaire entre l’armée française qui pourrait rejoindre les forces de l’OTAN, ce qui reste toutefois délicat puisque l’armée française est essentiellement l’armée la plus protectrice du continent européen, mais aussi, comme le précise Marcin Zaborowski de l’Institut de l’Union Européenne des Études de Sécurité à Paris, ceci serait mal accepté par la population française. Il reste ainsi difficile pour les États européens de renforcer leurs liens avec les États Unis d’Amérique. Toutefois, comme le fait remarquer Simon Safety, conseiller auprès du Centre Européen d’études Internationales et de Stratégies, il existe certaines tensions dans le monde tel qu’en Israël, en Iran, au Pakistan, et en Afghanistan, qui ne peuvent pas laisser les État européens attendre le changement de la prochaine administration américaine juste après les élections présidentielles aux États Unis d’Amérique.