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L’actuel archevêque de la capitale de la Pologne, Kazimierz Nycz, s’est vivement opposé à ce que la Pologne puisse devenir un pays laïque. Il a fondé son point de vue en exposant ce qu’il estime de la situation qui s’est produite au sein des autres pays européens occidentaux qui se sont laïcisés au cours du siècle précédent. Pour Kazimierz Nycz, la séparation de l’Église et de l’État relève d’un constat d’échec, et ceci parce qu’il a annoncé qu’en aucun cas la Foi ne pouvait se limiter qu’aux seules églises, mais qu’elle est présente partout. Il faudrait, selon ce dernier, annoncer à l’Europe toute entière que l’Église polonaise comprend ce qui est arrivé à l’Église catholique sur son territoire depuis qu’elle s’est séparée de l’État.
L’opinion très axée de l’archevêque en ce qui concerne le régime de la laïcité vient au moment même où la formation politique des socio—démocrates critique la construction du Temple de la Divine Providence à Varsovie. Cette construction a aussi été soutenue par la position de l’archevêque Kazimierz Nycz.
Le parti de la Coalition de la Gauche Démocratique (LiD), qui réunit à la fois la formation de l’Alliance Démocratique de Gauche (SLD) et Solidarność, vient de former un pourvoi auprès de la Cour Suprême de Pologne pour demander à l’État qu’il verse le montant de 30 millions de zlotys auprès de la ville de Varsovie afin de dédommager la capitale de la construction du Temple de la Divine Providence qui a été construit sur une surface de plus de 14000 mètres carrés. Or, la constitution polonaise n’autorise pas le gouvernement à financer la construction des églises, par contre, elle autorise le financement de projets culturels. Une exception a été toutefois admise deux jours après la proclamation de ce qui fut la première constitution polonaise de 1791.
La construction avait commencé en 1791 pour s’être suspendue peu de temps après que la Pologne ne soit envahie par l’armée russe. Le pays est resté partagé en trois nations pendant plus de 123 années. Une reprise des travaux a eu lieu en 1918, mais elle a tout de suite été freinée par les faibles ressources financières ainsi que par l’arrivée de la seconde guerre mondiale. C’est en 1989 que le parlement polonais a voulu relancer le projet en hommage à l’indépendance de la Pologne ainsi qu’à l’égard du Pape Jean Paul II. Les travaux n’ont fait que commencer en 2003 mais ils ont rencontré des difficultés d’ordre financières, notamment politiques et juridiques. Pour l’un des membres du parti Droit et Justice (PiS), Tadeusz Cymanski, cette plainte qui a été déposée par la Coalition Démocratique de Gauche ne vise qu’à regagner l’opinion publique au sein des sondages.
Varsovie est également la ville où un ancien de ses archevêques, Józef Glemp, est devenu le primat de Pologne. La nomination des primats de Pologne a toujours pris en compte les archevêques de la ville de Gniezno, première capitale de la Pologne. Même si l’actuel archevêque de la ville de Gniezno est Henryk Muszynski, Józef Glemp est resté le primat de Pologne suite à une décision de Jean Paul II en 1992. Néanmoins, le Pape Benoît XVI lui a permis d’occuper la fonction du primat jusqu’à son 80ième anniversaire qui aura lieu en 2009.