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Les membres du Conseil de Réglementation Monétaire estiment qu’il n’y a pas de pression inflationniste en ce moment, mais il est prévisible que ce genre d’événement puisse arriver d’ici les quelques mois à venir en raison de l’évolution de l’économie polonaise actuelle. Comme le précise Czekaj, l’un des membres de ce conseil, en ce moment, il n’y a aucun aspect de l’économie qui suscite de poussée inflationniste, mais cela ne signifie pas que la situation ne va pas changer. En effet, il se peut aussi que l’économie polonaise ressente les effets secondaires de la précédente inflation qui s’était produite entre les mois d’octobre et novembre 2007, et ce sur le long terme. Ces effets peuvent être encore plus accentués au sein d’une économie qui se développe rapidement et dont les évolutions ne sont pas aussi facilement prévisibles.
Un des facteurs sur lequel il faut porter l’attention est celui de la seconde hausse de la masse salariale, et cela d’autant plus que l’évolution de cet indice est plus rapide que celui qui concerne la productivité. Cet hausse sera d’autant plus réalisable que le taux de croissance du produit intérieur brut pour les prochains mois pourrait atteindre les 6%, c’est à dire autant d’éléments qui ne peuvent que contraindre à un futur resserrement de la politique monétaire. Les taux d’intérêts sont à l’heure actuelle de 5%, et on doit s’attendre à deux prochaines hausses d’ici l’année 2008. D’après le ministre polonais des finances publiques, l’inflation au cours du mois de décembre 2007 aurait connu un taux mensuel de 0,3%, et celle du mois de novembre 2007 un taux mensuel de 0,7%, ce qui avait obligé le Conseil de Réglementation Monétaire à réagir dans l’immédiateté, tout en anticipant une seconde levée des taux d’intérêt dans un court laps de temps.
L’inflation du mois de décembre 2007 se résume essentiellement par ailleurs à celle des produits alimentaires. Les prix dans l’alimentaire ont effectivement grimpé au cours du mois de décembre, mais ils devraient arriver à se stabiliser au cours du mois de janvier 2008. Cette hausse tourne aux alentours d’un taux mensuel de 0,5%. Cette inflation sectorielle peut toutefois être relativisée, puisque les prix à la consommation des produits alimentaires avaient diminué de 2,4% en septembre, de 1,7% en octobre et de 1,5% au cours du mois de novembre 2007. Cette hausse s de décembre n’est donc pas si alarmiste.