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L’un des plus importants groupe de distribution et de traitement pétrolifère de Pologne, c’est à dire le groupe PKN Orlen, dont la fusion avec son concurrent Lotos avait reçu un avis gouvernemental favorable uniquement si elle contribuait à défendre les intérêts de la Pologne vis à vis de la concurrence étrangère tout en la limitant sur le marché intérieur polonais pour protéger les intérêts des consommateurs polonais, vient de faire l’acquisition de deux grandes unités de production d’engrais suite à une opération d’appel d’offre. Cette acquisition a été plus précisément effectuée par une filiale du groupe PKN Orlen, Anwil, spécialisée dans la fabrication de produits chimiques de grande consommation, mais aussi de différents fertilisants ainsi que de matières plastiques. Il s’agit aussi du seul fabricant polonais de PVC et de l’un des plus importants fabricants de produits chimiques à base d’azote, dont notamment les engrais. Les deux grandes unités acquises sont localisées à Kedzierzyn et Tarnow. Cette opération est un coup dur pour le plus grand fabricant polonais d’engrais, c’est à dire le groupe chimique Ciech, dont les stratégies de développement ont visé à imploser sa présence sur le marché interne polonais. Pour l’un des membres du conseil d’administration de la filiale Anwil PKN Orlen, Krzysztof Kaminski, il s’agît d’accentuer la présence de leur société en acquérant l’ensemble des unités de fabrications de produits azotés. Les deux unités que leur filiale vient d’acquérir étaient des entreprises d’État, cet appel d’offre fait parti des plans de privatisations qui sont prévus par le ministère polonais du Trésor Public.
Le groupe PKN Orlen a par ailleurs annoncé que ses unités de fabrication de produits pétrolifères tel que le propylène ainsi que l’éthylène devront fermer pendant une durée approximative d’un mois le temps que ces unités fassent l’objet d’une mise à jour des méthodes de production. Le porte-parole de la compagnie PKN Orlen Dawid Piekarz, qui a annoncé cette fermeture, n’a pas informé la presse polonaise quant aux conséquences que cette mise à jour pourrait donner en terme économique pour le groupe. Ces opérations de mises à jour se sont aussi produites l’année dernière sur les filiales tchèques et lituaniennes du même groupe.
D’un point de vue plus financier, le groupe PKN Orlen a obtenu de la part de la Banque Européenne pour les Investissements un contrat de prêt pour 12 années d’un montant de 300 millions d’euros pour financer des investissements d’infrastructure dont le but vise principalement l’établissement de l’unité de fabrication de paraxylène et la mise à jour de l’unité de fabrication d’acide téréphtalique. Il s’agit d’un contrat de prêt qui s’ajoute à celui de 210 millions d’euros qui a été accordé le 25 juin 2007 dans le but de développer des unités de stockage de gaz respectant les consignes de protection de l’environnement. C’est d’ailleurs la Banque Nationale de Pologne qui a publié un rapport suivant lequel l’emprunt du groupe PKN Orlen auprès de la banque européenne pour les investissements s’élevaient désormais, fin 2007, à 510 millions d’euros.