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L’évolution de l’emploi présente en Pologne des atouts, mais il n’en reste pas moins que travailler en Pologne ne représente pas forcément un épanouissement qui puisse être identique à l’exercice de certaines professions comme on peut le remarquer dans les pays d’Europe Occidentale. S’il est vrai que le nouveau gouvernement avait pour thème lors de sa précédente campagne électorale de créer un miracle, les effets bénéfiques d’un miracle ne risquent pas de se faire sentir deux mois après l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement. Étant donné qu’il s’agit de mesures macro-économiques, les effets les plus positifs des changements opérés en vue de favoriser une meilleure économie en Pologne ne se feront ressentir que dans les années à venir après l’arrivée au pouvoir de ce gouvernement, voir même les années suivant le mandat gouvernemental. Il s’agit par ailleurs d’un principe d’économie politique qui se vérifie à chaque cycle de changement politique dans les différents pays européens.
Depuis l’entrée de la Pologne au sein de l’Union Européenne en 2004, ce pays n’a eu de cesse de se vider de ses meilleurs éléments, c’est à dire une population jeune, disposant de formations universitaires poussées, et très bon marché. L’ensemble de ces jeunes populations a continué de partir à l’étranger, dont principalement le Royaume Uni, pour trouver de meilleures conditions de travail. Les flux migratoires s’expliquent d’une part par les facilités du pays d’accueil, ce qui fut le cas pour le Royaume Uni et la Suède qui ont ouvert leur marché du travail, mais aussi suivant les catégories socio-professionnelles. Ainsi, les formations de jeunes populations les plus diplômées se dirigent essentiellement vers les îles britanniques ou encore l’Allemagne ou les Pays Bas, des pays comme la France sont plus aptes à recevoir des salariés du bâtiments, dont en particulier des maçons.
L’un des critères sur lesquels la Pologne a fortement parié pour accroître son économie et attirer les investisseurs étrangers, c’est de proposer des facilités, tant au niveau des conditions de travail que de rémunération d’une population jeune et fortement qualifiée. Le développement économique de la Pologne a donc connu une forte poussée, mais ceci bien souvent au dépit des conditions de travail. Il est plus que notable que le taux de chômage a baissé en Pologne, mais les évolutions de la masse salariale ont été contenues par les limites anti-inflationnistes, du coup, les populations de salariés qui s’attendaient à des augmentations un peu plus sérieuses de manière à ce qu’elles s’alignent sur celles de leurs collègues en Europe occidentale ne se sont pas produites. Pour ce qui est de l’accomplissement des évolutions des conditions de travail, on ne peut pas affirmer que la Pologne soit dans une position aisée. De très grands élans ont été donnés lors des gouvernements successifs pour pousser les investisseurs étrangers à investir, ce qui fut profitable à la fois aux investisseurs et à l’économie générale, mais pas forcément aux individus salariés dans les nouvelles entreprises.
Les récents exemples de polonais qui ont essayé de retourner en Pologne pour s’y installer au cours du premier semestre de l’année dernière ne manquent pas. Ces derniers ayant travaillé à Londres, ont remarqué qu’ils devaient travailler en Pologne un nombre d’heure bien plus élevé que sur les îles britanniques et pour des salaires peu élevés, ne leur laissant pas le temps d’avoir une vie familiale. Ce retour en Pologne étant conclu par un échec, ces populations ont dû se résigner à retourner sur le sol britannique.
Il est certes intéressant pour tout pays d’attirer les investisseurs, mais il ne faut pas oublier que les polonais souhaitent vivre comme tous les européens. Sachant que nombre d’entre eux disposent de formations universitaires élevées, ils comprennent rapidement que leurs collègues d’Europe Occidentale gagnent bien plus d’argent qu’eux alors que ces deniers ont une formation universitaire parfois moins élevée, ce qui leur fait penser qu’ils disposent de droits de venir s’installer en Europe occidentale pour y obtenir les postes et emplois adéquats. Pour ce qui est de la profession de maçon, il ne faut pas publier que les maçons polonais sont faiblement rémunérés alors qu’ils exercent leur activité dans des conditions laborieuses par rapport à ce qui se pratique en Europe Occidentale. Ce tableau ne fait que dresser un rapide résumé d’une situation que le gouvernement polonais se doit de prendre en compte afin d’engendrer le prochain miracle économique qui a été promis par Donald Tusk.