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Le nouveau premier ministre vient de mentionner les affaires internationales comme l’une de ses priorités. L’image de la Pologne à travers l’Europe a en d’ailleurs récemment souffert, et Kaczyński a reconnu qu’il y avait pas mal de travail à faire en la matière, les services diplomatiques se devant d’être plus efficaces. Il a aussi projeté toute une série de lois nouvelles, et annoncé qu’il reprendrait le travail de chaque ministre et que peut être il serait amené à devoir remplacer certains d’entre eux, visant en priorité les ministres de l’économie, des transports et de la construction.
De nouveaux membres sont apparus, comme par exemple le ministre des finances Stanisław Kluza ou encore Przemysław Gosiewski, à la tête du PiS, ministre sans charge pour l’instant, ainsi que Adam Lipiński, censé devoir diriger la nouvelle équipe du premier ministre.
Pendant l’officialisation de ce nouveau gouvernement, le président s’est permis de dire qu’il s’agît d’un nouveau genre de gouvernement, qui se doit d’être efficace, dégagé de toute suspicion de corruption. Le nouveau gouvernement a déjà donné sa première assemblée juste après son officialisation, avec tous les ministres de présents. Le nouveau premier ministre a par ailleurs affirmé obtenir le soutien de la Sejm, en ajoutant que la plupart des politiciens de ce pays étaient intéressés en la réussite de cette coalition. En outre, l’activité gouvernementale risque d’être amplifiée, ce qui se traduira par des rencontres plus fréquentes avec la Sejm, environ trois fois par mois, selon le député Tomasz Markowski.
Toutefois, ce remaniement gouvernemental ne peut rester sans présenter quelques observations. Ainsi, le sociologue Tomasz Żukowski s’attend à un accroissement des décisions gouvernementales dû aux chutes des tensions engendrées par les nombreux scandales antérieurs, même si celles-ci ne peuvent pas complètement disparaître au sein de la coalition. Cependant, un autre sociologue, Jacek Wódz, pense que les frères Kaczyński vont en profiter pour faire appliquer un système politique désuet, l’un de ces mêmes systèmes qui ont contribué à l’échec de l’intégration européenne de la Pologne.
L’opposition ne croît pas en la réussite de ce nouveau gouvernement. Pour le chef de l’opposition, Donald Tusk, cela ne représente aucune garantie de paix, ni d’autorité et ni de relation diplomatique stable.
Les partenaires de la coalition du PiS pensent que ce nouveau gouvernement est tout à fait valable. Pour Stanisław Łyżwiński de Samoobrona, il s’agît de prendre en compte non pas seulement le programme du PiS mais de faire intégrer et appliquer les mesures désirées par Samoobrona, ce qui ainsi pourra permettre à Samoobrona de qualifier cette coalition de succès. Roman Giertch est plus nuancé, il ne s’agît pas pour lui de faire l’apologie du succès, mais de garder un peu d’humilité.