Le Magazine International Polonais
Politique Economie
Entreprises Culture
Finances Emploi
International Europe
Des écologistes polonais manifestent contre la politique française raciste d’expulsion des roms. - Une tornade est apparue dans le ciel polonais. - Commémoration du 68ième anniversaire du massacre du Ghetto de Kielce. - Un poisson chat géant vient d’être capturé dans la Vistule. - La Pologne explose les USA en boxe : victoire du polonais Adamek ! - Découverte d’un centre de viande contaminée halal vendue dans les restaurants kebab. - De misérables anarchistes rouge-bruns tentent la plus maladroite tentative de négationnisme à l’égard du génocide de Katyń. - La Pologne célèbre la Journée des Forces Armées. - Un conducteur en état d’ivresse s’amuse avec ses passagers. - Ouverture de la pêche au piranhas en Pologne. -

Indépendance des Flandres : un événement plus que prévu ?

jeudi 20 décembre 2007.
Accueil du site > Langue française > Actualité de Belgique > Politique > Indépendance des Flandres : un événement plus que prévu ?
 
Abonnement

(0 - 0 vote)

La Belgique, l’un des derniers États artificiels de l’Europe, vient de présenter une situation qui a commencé à se dénouer. Pendant plus de six mois, les politiciens belges n’étaient pas en mesure de former un gouvernement, bien qu’une certaine majorité ai été élue mais ne fut pas en mesure de gouverner. Le gouvernement provisoire décrété le 19 décembre 2007 devrait prendre fin au cours du mois de mars pour être succédé par le gouvernement de Yves Leterme. La Belgique est composée de 6 millions de néerlandophones dans les Flandres, au nord, et de 4 millions de francophones en Wallonie, au sud. L’organisation économique qui prédomine en Flandres est le libéralisme et l’entreprenariat, alors que le socialisme prédomine en Wallonie. Les aides financières flamandes constituent en ce moment plus de 11 milliards d’euros chaque année à destination de la Wallonie. Depuis la formation de la Belgique, la communauté flamande a toujours enrichi la Wallonie, aussi bien à l’époque où les flamands furent nombreux à aller travailler dans les mines wallonnes, les accidents dans les mines attestant d’un nombre particulièrement plus élevé de victimes flamandes que wallonnes, qu’aussi bien à notre époque où la Wallonie s’est appauvrie par faute de renouvellement et d’initiative tant économique que politique.

Plus de 40% de la population wallonne travaille dans la fonction publique, et le taux de chômage en Wallonie atteint les 20%, tandis qu’il y a 20% de la population flamande qui travaille dans la fonction publique et le taux de chômage en Flandres est de 8%. Le système très étendu de la fonction publique en Wallonie, très coûteux, doit trouver les finances publiques qu’il n’a pas. De même, au niveau des recettes publiques wallonnes, l’administration de cette région est passée maître vers la tolérance de paiements plus imaginaires qu’effectifs auprès de ces citoyens. La politique wallonne a toujours consisté à refuser tout changement institutionnel du système de sécurité social, profitant par ailleurs du financement en provenance des Flandres. La plupart des partis politiques flamands restent révoltés par la politique wallonne vis à vis de son refus de vouloir réformer la sécurité sociale. En juin 2007, c’est Yves Leterme qui a remporté les élections. Yves Leterme est le fruit d’une union entre un père francophone et une mère flamande. Il est aussi le dirigeant du parti flamand démocrate chrétien. Son but est de sauver la Belgique en garantissant à la Flandre une plus grande autonomie aussi bien sur le plan politique comme économique et financier. Les wallons avaient refusé de se joindre au gouvernement de Yves Leterme si celui-ci persistait à vouloir sauver les économies des Flandres.

En ce qui concerne le pouvoir politique en Wallonie, celui-ci est sous l’influence de la forte notoriété des syndicats. Ainsi, même l’arrivée au pouvoir de Yves Leterme pose problème en Belgique. Les hommes politique wallons ont mis en garde du fait que toute réforme du système social signerait la fin de la Belgique. Lors d’une récente interview de Elio Di Rupo, dirigeant socialiste wallon, à la question de savoir ce qu’il se passera si les flamands étaient majoritaires au parlement belge, celui-ci a répondu qu’il s’agirait de la fin de la Belgique. Les journalistes lui ont pourtant donc rétorqué que la majorité au Parlement exprimait le bon fonctionnement de toute démocratie. Elio Di Rupo leur a donc expliqué que la Démocratie en Belgique ne peut que passer par la fin de la Belgique.

De nombreuses revendications du peuple flamand ont été faites en vue de revendiquer la création d’un État flamand qui puisse correspondre à la nation flamande. Si la Belgique ne peut pas être une démocratie où les peuples puissent équitablement représenter leur souveraineté, il semble difficile de ne pas pouvoir envisager la création de l’État flamand.

Qu’est ce qu’une nation ? Fichte : une nation est un ensemble objectif, unité de langue, histoire, d’ethnie, de religion. Ernest Renan : une nation est un ensemble subjectif, une société qui a vécu un un passé en commun avec le désir exprimé explicitement de construire l’avenir ensemble. Dans le cadre de la Belgique, il n’y a pas d’unité objective : il manque l’unité de langue, mais des nations vivent avec plusieurs langues. Ici, il n’y a pas d’unité linguistique, religieuse, ethnique, deux peuples opposés qui n’arrivent pas à se comprendre. Il n’y a pas d’unité subjective, il n’y a nulle part la volonté exprimée de l’ensemble des flamands ou des wallons de vouloir vivre ensemble.

Copyright © 2007 SwietaPolska EURL. Tous droits réservés.
Site, publication, journal sont protégés par le droit d'auteur et le droit de la propriété intellectuelle
Reproduction interdite www.swietapolska.com
Répondre à cet article