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Le mouvement flamand : évolution politique.

mercredi 19 décembre 2007.
 

Le mouvement flamand est un mouvement utilisé afin de décrire une idéologie politique ayant pour but de proposer une plus grande indépendance de la région des Flandres localisée en Belgique, mais aussi en vue de revendiquer la protection de la langue néerlandaise dans cette région et pour la promotion de la culture flamande. En néerlandais, le mouvement flamand se nomme le Vlaamse Beweging, Vlaamse signifiant Flamand, et Beweging le Mouvement. Les Flandres ne recouvrent pas uniquement une unité géographique belge, elles sont aussi présentes en France et aux Pays-Bas. Les Flandres belges sont composées de la Province d’Anvers, du Limbourg, des Flandres Occidentales, des Flandres Orientales et du Brabant Flamand. Les Flandres néerlandaises sont présentes en Zélande et sont surnommées les Flandres Zélandaises. Les Flandres françaises sont présentes dans la région lilloise encore surnommées Flandres Lilloises, Lille étant surnommée du nom flamand de Rijssel, ainsi que l’ensemble de tout le département du Nord Pas de Calais qui couvre les anciens territoires flamands du Westhoek.

L’immense majorité des représentants de ce mouvement flamand était représentée par le parti politique de Volksunie, ce qui signifie l’Union Populaire. Ce parti politique a été formé en 1954 et a pris fin en 2002. Ce parti est le successeur de l’Union Populaire des Chrétiens Flamands et a fortement contribué à défendre la cause flamande. La fin de ce parti en 2002 a été provoquée par l’éclatement de ce parti suite aux mécontentements exprimant de sévères critiques suite à des compromis qui venaient d’être effectués. Les représentants de ce parti se sont alors dirigés vers l’ensemble des autres partis politiques flamands. On estime aujourd’hui que les représentants modérés du mouvement flamand ont intégré l’ensemble des partis flamands, à l’exception du parti plus extrême qu’est le Vlaams Belang. Le mouvement flamand cherche à défendre l’intégrité de la culture flamande ainsi que l’indépendance, ou du moins l’autonomie des Flandres belges, tandis que le parti du Vlaams Belang a des revendications beaucoup plus radicales en ce qui concerne l’autonomie des Flandres belges, en matière de politique migratoire, et exprime clairement son rejet de l’islam.

Même si Volksunie et Vlaams Belang partent du principe de la défense du mouvement flamand, le Vlaams Belang ne fait que constituer l’aile droite la plus extrême de Volksunie et du Vlaams Blok. Lorsque le dirigeant de Volksunie, Hugo Schiltz, a décidé au cours des années 1970 d’accepter le fédéralisme belge, dans une optique de progression politique, sa décision a été mal perçue par les composantes les plus radicales, notamment au moment où ce parti politique est entré dans le gouvernement de la coalition de Leo Tindemans et lorsqu’il a accepté les accords du pacte Egmont

L’aile la plus radicale a donc créé deux autres nouveaux partis politiques, le Parti National Flamand (Vlaams-Nationale Partij, VPN) dirigé par Karel Dillen, et le Parti Populaire Flamand (Vlaamse Volkspartij, VVP), dirigé par un ancien sénateur de Volksunie (VU), Lode Claes. En 1978, ils ont tous les deux participé aux élections générales en formant la coalition du Vlaams Blok et le candidat Karel Dillen a réussi à en remporter les élections parlementaires. Plus tard, les deux partis politiques ont fusionné en un seul parti, le Vlaams Blok, le Bloc Flamand, mais Lode Claes a décidé de ne pas adhérer à ce nouveau parti politique pour des différences d’opinion aussi bien en matière de nationalisme que de politique d’extrême droite. Le Vlaams Blok s’est principalement développé depuis 1991 lorsque les membres de son parti présents au Parlement sont passés de deux à douze, ceci étant le résultat des 6,6% obtenus lors des élections. En 2003, le Vlaams Blok a obtenu 11,6%, ce qui lui a permis d’avoir 18 représentants au Parlement. Suite à un procès du parti avec certaines organisations, celui-ci a dû se dissoudre pour former un nouveau parti politique, le Vlaams Belang. L’aile plus radicale du mouvement flamand reste principalement représentée par le Vlaams Belang, Voorpost, et l’Union des Étudiants Nationale (Nationalistische Studentenvereniging), ainsi que par d’autres partis politiques.

Le mouvement flamand modéré reste principalement représenté par les autres partis flamands qui viennent pratiquement tous de Volksunie Ce mouvement conserve de nombreux liens avec les organisations syndicales des travailleurs mais aussi des employeurs, notamment avec l’Union Économique Flamande (Vlaams Economisch Verbond, VEV).

Le mouvement flamand de gauche est composé par une aile plus radicale inspirée par le marxisme, il s’agît de l’organisation flamande indépendantiste « Meervoud », mais aussi de partis socialistes plus modérés tel que N-VA, l’Alliance du Nouveau Flamand (Nieuw-Vlaamse Alliantie). Il existe aussi des formations qui n’ont pas de représentation parlementaire tel que OVV, le Centre de Consultation des Associations Flamandes (Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen) ou encore le VVB, le Mouvement Populaire Flamand (Vlaamse Volksbeweging).

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