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Les six grandes priorités économiques du nouveau gouvernement.

lundi 26 novembre 2007.
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Le nouveau gouvernement polonais va orienter sa politique économique vers une réduction des dépenses publiques, la réduction des charges fiscales, l’augmentation des dépenses de développement, la privatisation, la libéralisation et la préparation à l’intégration dans la zone euro, comme vient de le préciser le ministre des finances publiques, Jacek Rostowski.

Les différents points qui ont été développés auront donc un impact sur la politique fiscale de 2008, comme le précise Rostowski : « Les changements les plus importants proviendront sous la direction du gouvernement dirigé à la fois par la Plate-forme Civique (PO) et par le Parti des Paysans Polonais (PSL), changements qui vont guider et orienter la vie économique du pays avec des objectifs qui devront être atteints à moyen terme. Le but des quatre prochaines années serra de permettre à l’économie polonaise d’être beaucoup plus importante et beaucoup plus stable qu’en ce moment. Une économie plus forte sera avant tout une économie capable de se développer plus rapidement mais aussi capable de faire face à toute menace. »

Limiter la dette publique.
Limiter la dette publique au sein du revenu national à travers des restrictions progressives du déficit budgétaire et ce jusqu’à obtenir un état d’équilibre au sein de ce même budget. Ce déficit structurel peut ainsi se combler grâce aux cycles économiques. Ce genre de limitation permettra de dégager plus de ressources financières pour les services publics. La réduction de la dette permettra aussi une certaine harmonisation du budget dans les cycles économiques. Ainsi, la Pologne disposera d’une plus grande élasticité face aux chocs économiques, ce qui inclut la possibilité pour l’État d’intervenir au sein de la demande nationale en cas de baisse de l’économie. Une faible dette publique permet d’accroître les dépenses d’investissement, c’est aussi un facteur de confiance pour tout type d’investissement.

La réduction des charges fiscales.
Il est certes nécessaire de diminuer la dette publique, mais il faut simultanément diminuer les charges fiscales. Ceci ne peut être effectué qu’avec la plus grande prudence, comme le précise le ministre des finances publiques. C’est pour cela que le nouveau gouvernement a décidé de maintenir le plan de lois de finances publiques qui avait été élaboré par l’ancien gouvernement afin de réduire les pensions d’invalidité. Il s’agît d’une nouvelle étape pour renforcer l’économie.

Augmentation des dépenses de développement et des dépenses sociales.
Pour ce qui est des dépenses de développement, il s’agît de secteurs tel que l’éducation et la recherche, mais aussi des infrastructures de base tel que les voies de communication, dont notamment les routes car dans ce domaine il y a beaucoup de retard. En ce qui concerne les dépenses sociales, les priorités visent l’amélioration du secteur de la santé publique ainsi que la lutte contre la pauvreté en aidant les gens à intégrer le marché de l’emploi, mais aussi en aidant ceux qui sont handicapés à pouvoir trouver un emploi.

Ces trois premiers points sont tout aussi importants les uns que les autres et ne peuvent pas être réalisés au détriment de l’un d’entre eux, comme l’a ajouté le ministre des finances publiques.

Les privatisations.
Bien qu’il s’agisse d’abaisser le poids des charges publiques le plus rapidement, il faut aussi restructurer les entreprise d’État qui vont aussi bénéficier des finances publiques. De même, le mouvement de privatisation devrait permettre de réduire la dette publique.

Libéralisation.
Il ne s’agît pas uniquement de baisser les différents impôts, mais aussi de simplifier tout le système d’imposition. La réforme de l’administration publique doit représenter une aide envers l’économie, et non pas un poids supplémentaire. Il faut aussi fixer des procédures quant à l’utilisation des fonds de subventions en provenance de l’Union européenne. Il faut aussi améliorer la qualité du système judiciaire en matière de droit des affaires.

La préparation à l’entrée dans la zone euro.
Il faut remplacer la monnaie nationale qu’est le zloty par la devise européenne, et ce en évitant de dépasser l’échéance de toute la durée du nouveau parlement. L’intégration à la zone euro ne symbolise pas seulement le couronnement de l’intégration de la Pologne au sein de l’Union Européenne, mais cela signifie avant tout l’étape qui permet d’entrer dans un cycle de croissance stable sur le long terme. C’est pour cela qu’il est extrêmement important que cette intégration se fasse le plus tôt possible, mais cette intégration doit se faire au bénéfice de l’économie polonaise et de tous les citoyens polonais. Cela va d’autant plus être possible que les prévisions économiques montrent que l’économie polonaise devrait être à la fois stable et élastique, tout en disposant de finances capables d’engendrer une certaine accélération du développement.

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