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Le médiateur polonais, Janusz Kochanowski, estime que le système actuel des retraites est inégalitaire pour les femmes et a annoncé au Tribunal l’État qu’une révision serait entamée. Kochanowski va demander à ce qu’une loi introduise les mêmes conditions d’âge pour la retraite, aussi bien pour les hommes comme pour les femmes. Les femmes vont généralement à la retraite à l’âge de 60 ans tandis que les hommes y vont cinq années plus tard.
Janusz Kochanowski : « Je désire arrêter les discriminations contre les femmes, parce que cette possibilité de pouvoir prendre sa retraite plus tôt provoque une baisse du montant du versement des retraites ». Il a précisé par ailleurs que le choix de partir plus tôt à la retraite serait laissé à la femme.
Joanna Kluzik-Rostkowska, ancienne ministre de l’emploi et des affaires sociales, soutient entièrement ce projet, mais elle estime que ce projet doit être introduit progressivement : « En Pologne, la famille est une valeur importante et on ne demande jamais le consentement public de la femme pour prendre sa retraite anticipée.
Adam Sadowski, depuis le Centre Adam Smith, pense que la décision de vouloir prendre sa retraite anticipée doit être une décision individuelle. En effet, le fait de devoir prendre la retraite plus tard pourrait produire des effets au niveau de la démographie.
Bozena Diably, porte-parole du ministère de l’emploi et des affaires sociales, a expliqué que la prolongation de la retraite doit aussi être facultative. Si une femme préfère travailler plus longtemps, elle doit être libre de le faire, sinon, elle ne doit pas être contrainte de le faire.