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Le revenu brut des entreprises polonaises au cours du mois d’octobre est estimé à 2,951 millions de zlotys, ce qui représente une augmentation de 11%. L’institut central des statistiques (GUS) estime par ailleurs que la hausse mensuelle fut de 3,2%. L’ensemble du salariat en Pologne représente 5,220 millions de personnes, ce qui représente aussi une augmentation annuelle de 5% , ainsi qu’une augmentation mensuelle de 0,5%.
Les économistes de la presse polonaise avaient estimé le taux d’augmentation des revenus des entreprises à 9,7% sur une base annuelle et à 1,9% sur une base mensuelle. La facture salariale des entreprises, produit des salaires individuels par le nombre d’emploi, a augmenté de 3,8% sur une base mensuelle et de 16,6% sur une base annuelle.
Ces informations pourraient être surprenantes car elles représentent des résultats plus importants que ceux qui avaient été prévus. Ceci est sûrement la conséquence du récent resserrement monétaire. On peut penser que le taux de référence puisse passer à 6%. Ces données montrent aussi que le marché de l’emploi est difficile à gérer pour les employeurs. Si cette tendance continue, il y a de fortes chances pour que les taux continuent d’augmenter. C’est du moins ce qu’en pense Marcin Mroz, économiste à la Fortis Bank.
Pour Piotr Bielski, économiste à la BZ WBK, à la fois le taux des salaires ainsi que celui de l’emploi dépassent les prévisions. Pour le Conseil de Réglementation Monétaire, ces taux justifient une augmentation des taux d’intérêts. Il n’est pas impossible qu’il y ai entre deux ou trois augmentations juste après le mois de novembre 2007. La plupart du temps, ces décisions dépendent de l’évolution de la situation économique générale. A la question de savoir si les membres du Conseil de Réglementation Monétaire vont augmenter les taux, Dariusz Filar, l’un des membres de ce conseil, a expliqué que la décision la plus rapide serait la meilleure. D’autre part, il y a aussi des membres de ce même conseil qui sont plutôt favorables à une augmentation successive, par étapes, de ces taux d’intérêts. Un taux plus important du coût de la main d’oeuvre diminue la compétitivité des entreprises polonaises vis-à-vis de l’étranger, donc tout dépend de la situation économique générale.