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Tous les documents y compris les disques durs faisant partie des archives des anciens services d’information militaire (WSI) ont été transférés dans les bureaux de la chancellerie présidentielle durant la nuit qui a suivi le jour de l’investiture par le Président de la République du nouveau gouvernement de Donald Tusk.
La nouvelle coalition formée de la Plate-forme Civique (PO) ainsi que du Parti des Paysans Polonais (PSL) estime que le but de cette manoeuvre est de présenter un contre poids à l’égard du nouveau gouvernement au profit du principal parti politique de l’opposition, Droit et Justice (PiS), qui est dirigé par la frère jumeau du Président de la République, Jaroslaw Kaczynski.
Jusqu’au dernières heures où le PiS disposait encore de quelques prérogatives, des camions sont venus transférer les documents depuis le quartier général des anciens services de renseignement militaire pour les envoyer au Bureau de la Sécurité Nationale, dirigé par la Président de la République. Le transfert est susceptible d’avoir été ordonné par Jan Olszewski, le successeur de Antoni Macierewicz. La raison officielle de ce transfert viendrait d’une décision de la commission d’enquête sur les anciens services de renseignement militaire (WSI) de se déplacer au Bureau de la Sécurité Nationale. La chancellerie présidentielle a expliqué que le Président de la République n’y était pour rien dans cette affaire.
Les experts militaires annoncent par ailleurs que les fichiers des anciens services de renseignement militaire détiennent des informations qui pourraient ruiner la carrière de nombreux hommes politiques. Le nouveau ministre de l’intérieur et de l’administration, Grzegorz Schetyna, a expliqué qu’il n’y avait rien de privé, ni aucun bureau privé, ni de document privé, et encore moins de commission d’enquête privée. La société doit savoir quels documents ont été transférés au Bureau de la Sécurité Nationale, et pourquoi il y a eu ce transfert. De même, le Premier Ministre, Donald Tusk, a annoncé qu’il allait remplacer 12 des 24 membres de la commission d’enquête sur les anciens services de renseignements militaires du WSI. Le Président de la République, Lech Kaczynski, est lui responsable des douze autres membres de cette même commission d’enquête. Les anciens services de renseignement militaires avaient été abrogés par le gouvernement dirigé par Droit et Justice qui avait les avait accusé d’être une organisation d’anciens communistes.