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Un polonais, vétéran de la seconde guerre mondiale, âgé de 82 ans, vient de décéder d’étouffement parce qu’à ce moment là, les ambulanciers étaient en pause. Lorsque survint l’accident, la fille de Ernie Rutkiewicz, âgée de 43 ans, a appelé l’ambulance pour demander de l’aide car son père était en train de s’étouffer et qu’elle ne pouvait rien faire toute seule. Lors du premier appel téléphonique que la femme avait fait à l’ambulance, il était 19h09. Comme l’ambulance n’était toujours pas arrivée à 19h22, elle a appelé une autre ambulance qui est arrivée neuf minutes plus tard. Pendant ce temps, l’homme était déjà décédé.
La femme, qui est restée sous le choc, n’exclut pas la possibilité d’agir en justice contre les ambulanciers. Toutefois, il se pourrait que la tragédie ne relève pas de leur responsabilité, mais de celle du système. En effet, d’après le système des secours paramédicaux, il n’y a aucune indication si l’équipe de ces secours est en mesure d’agir et de procéder à une intervention d’urgence en cas de pause. Une source, qui a conservé l’anonymat, explique que c’est toujours ainsi lorsqu’une personne décède. Néanmoins, sous la loi française, on appellerait cela responsabilité pour non intervention vis-à-vis de personne en danger.
Lors de la seconde guerre mondiale, Ernie Rutkiewicz avait été prisonnier dans un camp de concentration dont il a pu s’échapper et se rendre par la suite en Grande Bretagne pour rejoindre les forces armées polonaises.