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L’un des membres du Conseil de Réglementation monétaire, Dariusz Filar, estime que si on analyse de près les prévisions de l’accroissement de l’inflation ainsi que la nécessité de stabiliser cette même inflation, il est alors indispensable de continuer une politique de resserrement monétaire. Le Conseil de Réglementation Monétaire doit faire face à deux situations
D’abord, même s’il ne se passe rien au coeur même de l’inflation, l’indice dans le secteur alimentaire risque d’augmenter, il faut donc déterminer si l’accroissement de l’indice alimentaire est assez prédominant pour obliger une baisse de tous les taux de l’inflation. Pour l’instant, les indices permettent de prévoir que les taux inflationnistes seront poussés par celui du secteur alimentaire, mais il fait aussi faire attention si au sein même de ce mouvement inflationniste il n’y a pas d’autres éléments. Il n’y a que l’analyse de l’Institut Central des Statistiques qui puisse déterminer l’importance de l’indice du secteur alimentaire, ou bien s’il s’agît d’un autre facteur. Pour Dariusz Filar, la progression de l’indice du secteur alimentaire est étroitement liée à celle de la progression de l’inflation.
L’autre problème concerne les prévisions vis-à-vis de l’inflation. Généralement, une hausse des prix des produits alimentaires a souvent provoqué une surtension puisque ce produit est d’usage local et fréquent.
Le Conseil de Réglementation Monétaire doit donc faire avec la nécessité de stabiliser le noyau dur de l’inflation mais aussi avec celle de faire face aux prévisions de cette inflation. Ces deux facteurs ne peuvent que contribuer à un resserrement monétaire.