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Marian Noga, membre du Conseil de Réglementation Monétaire, a prévenu que le mois de novembre a de fortes chances d’être celui des prochaines augmentations des taux d’intérêts., et le cycle en question pourrait continuer tout au long de l’année 2008. On peut estimer par ailleurs que les taux d’intérêts pourraient grimper jusqu’à 5,75%. Noga explique que si le mois de novembre risque fortement d’être celui des hausses des taux d’intérêts, le mois de décembre devrait par contre être beaucoup plus calme, les préparatifs en la matière semblent même être déjà pris. Il ne s’agît peut être pas du meilleur moment pour augmenter les taux en question, mais on ne peut rien exclure a précisé Marian Noga. Dans tous les cas, si le conseil ne décide pas d’augmenter les taux pour le mois de novembre, il a déclaré qu’il voterait pour une augmentation d’ici le mois de décembre 2007.
Le Conseil de Réglementation Monétaire est divisé en deux camps, il y a d’une part celui des faucons qui estiment que les augmentations des taux d’intérêts doivent être imminentes à chaque montée inflationniste, et il y a celui des hirondelles, c’est à dire le courant de pensée auquel s’inspirent certains membres qui préfèrent attendre avant de devoir brusquement augmenter les taux d’intérêts.
Ainsi, d’après le courant de pensée des faucons, ces augmentations des taux d’intérêts devraient se poursuivre tout au long de l’année 2008. A ce point, Marian Noga précise qu’il pense que le processus de resserrement monétaire devrait être complet pendant le premier semestre 2008 et qu’au cours du second semestre 2008 une augmentation potentielle était envisageable. Néanmoins, si on envisage les augmentations de l’inflation d’ici les deux prochaines années, il ne devrait pas y avoir de changement en ce qui concerne les taux d’intérêts tout au long du second semestre 2008. Le resserrement monétaire ne devrait se terminer que pour la fin de l’année 2008 et le taux de référence de 5,75% ne devrait pas être atteint avant l’année suivante. Les mesures de resserrement vont dépendre de la politique entreprise en matière de prévisions inflationnistes.
Pour Marian Noga, le Conseil de Réglementation Monétaire devrait atténuer toute augmentation du noyau même de l’inflation, car si les indices des prix à la consommation dépassent les prévisions de la Banque Nationale Polonaise, les performances du Conseil de Réglementation Monétaire seront veines. Si l’inflation évolue entre 1,1 et 1,3% et que les indices des prix à la consommation évoluent entre 3,5 et 3,7%, cela signifiera que le Conseil de Réglementation Monétaire à des impactes en ce qui concerne la lutte contre l’inflation. Les procédures visant à régulariser l’économie prennent toujours du temps, et si l’inflation continue de progresser, cela voudra dire que l’action du conseil est en retard par rapport à l’évolution de l’économie. Toutefois, le Conseil de Réglementation Monétaire ne peut pas se permettre d’être en retard sur les évolutions économiques. Combattre l’inflation signifie prendre des mesures d’anticipation.
De même, les augmentations des taux d’intérêts devraient résister aux prévisions inflationnistes, mais il faut agir par étape. En effet, les augmentations doivent être progressives et non pas être brutales en vue d’englober toute progression de l’inflation sur le long terme, le Conseil de Réglementation Monétaire ne doit pas non plus paralyser l’économie.