|
|
|||||||||||
Le dirigeant du parti de l’Auto-défense de la République de Pologne (Samoobrona), Andrzej Lepper, est doublement accusé par le procureur de la cour de Lodz et ce en relation avec l’affaire de harcèlement sexuel sur la personne de Aneta Krawczyk.
Le procureur a accusé Andrzej Lepper d’avoir tiré profit de sa situation sociale pour contraindre son ancienne salariée, Aneta Krawczyk à avoir des relations sexuelles, mais aussi pour avoir fait pression sur de jeunes activistes de son parti à Lublin.
Lepper pourrait avoir à payer une amende pénale de 50000 zlotys mais il a expliqué à la presse en dehors de la cour de justice qu’il n’admettait pas devoir payer cette somme car selon lui les faits invoqués ne se sont jamais produits.
L’audition en justice de Lepper est possible car Lepper n’étant plus député, celui-ci a perdu toute immunité parlementaire. S’il est reconnu coupable, il risque dix années d’emprisonnement.
En décembre 2006, Aneta Krawczyk, alors membre du parti de Samoobrona, avait accusé Stanislaw Lyzwinski, qui est désormais sous mandat d’arrestation et en attente de décision de justice, ainsi que Andrzej Lepper, qui l’aurait forcée à avoir des relations sexuelles en échange d’avancements au sein du parti politique. Trois autres personnes ont aussi été accusées dans cette affaire, et le procureur a dû interrogé plus de 200 personnes.
Lors des élections législatives du 21 octobre dernier, le parti de l’Auto-défense de la République de Pologne n’avait pas réussi à obtenir ne serait ce 2% des votes, ce qui a privé ce parti de toute représentation au sein du Parlement.