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Le Parlement Européen vient de voter une résolution qui implique la Pologne comme l’un des pays membres de l’Union qui a fait état « d’intolérance, de racisme, de xénophobie, d’antisémitisme, et d’homophobie ». Cette résolution a provoqué des contestations des dirigeants politiques polonais.
Ce document, qui critique la Pologne, à côté de l’Allemagne, la Belgique, et la France, a été adopté le 15 juin 2006, voté par 301 députés parlementaires, contre 161contre, et 102 abstentions.
Ceux qui ont fait l’esquisse de cette résolution disent que la Pologne a été incluse sur la liste des pays qui en font l’objet car celle – ci connaît une accroissement de l’intolérance tel que les événements violents qui ont conduit à des attaques contre le chef des rabbins de Pologne , Michael Schudrich, à Varsovie, et dont les déclarations qui ont été faites par le dirigeant du parti politique « des familles polonaises » représentent un appel ouvert aux actes de violence à l’égard des communautés de lesbiennes, de bisexuels et de transsexuels.
Les députés européens font ici référence au député Wojciech Wierzejski de la Sejm, qui a incité aux attaques physiques contre des participants de manifestation des homosexuels et qui a conduit à rendre illégale ce genre de manifestation par les autorités en charge de la sécurité publique. Les députés européens sont toutefois satisfaits que cette manifestation a pu se déroulé dans des conditions plus tranquilles. Ceux-ci aussi s’interrogent sur des propos antisémites qui auraient été tenus parla radio Marija, station qui fait aussi l’objet de critiques par le Vatican.
Cette résolution a pour but de rappeler à la Pologne ses obligations de respecter ses engagements internationaux, et des sanctions pourraient être émises, dont notamment la privation de vote au sein du Conseil de l’Union Européenne. Néanmoins, les députés européens ont demandé au Centre Européen de Surveillance du Racisme et de la Xénophobie d’examiner la situation en détail en Pologne.
Le porte parole de la Sejm, Marek Jurek, est à l’issue d’une charte en vue de protester contre une telle résolution. Dans une lettre envoyée au président Josep Borrell, il a été décrit que le texte de ce document a provoqué de graves préjudices à la Pologne, texte qui tend « à promouvoir un idéal de communautés homosexuelles comme un nouveau phénomène de mode ». Jurek énonce que cette résolution méprise « la désapprobation de l’homosexualité »en la remplaçant parle terme « homophobie ». Jurek fait remarquer que l’utilisation d’un tel langage « discrédite la tradition judéo – chrétienne ». Il affirme que le mot « homophobie » a été exprimé par des communautés d’extrême gauche. Jurek ajoute que « le document des députés européens est néfaste pour l’Union Européenne et un temps de réflexion a été demandé afin de pouvoir créer un climat de confiance et de compréhension. ».
Le 23 juin, pendant un débat à la Sejm, les plus grands groupes parlementaires, Droit et Justice de PiS, la Plateforme Civile de PO, se sont mis d’accord que cette résolution était injuste et que celle – ci commettait une injustice à l’égard de tous les représentants politiques polonais, les deux grands partis se sont mis d’accord afin de voter une résolution sur l’affaire.
Le député du PiS, Zbigniew Giżyński, a appelé au vote d’une grande et décisive résolution. Il fait remarquer que les députés européens ont inclus des articles contradictoires au sein de leur résolution, contradictions qui d’une part relatent les événements récents en Pologne et d’autre part ce qu’ils appellent « la belle histoire de la tolérance du peuple polonais ». Il ajoute que ce document recherche à compter les valeurs chrétiennes car de même Parlement Européen laisse échapper et passer devant ses yeux de nombreuses pratiques scandaleuses à travers l’Europe entière, tel que le trafic quasi légal des femmes ainsi que la légalisation de l’avortement.
Le porte parole et député du PO, Bronisław Komorowski, émet le fait que la résolution des députés européens est injuste car en réalité la Pologne a toujours été une terre libre, loin des mouvements radicaux et extrémistes, ce qui n’est pas le cas des pays qui ont voté ce genre de résolution car leurs pays sont infestés de courants extrémistes, aux pensées unilatérales. « L’image de la Pologne, qui ont montré une nation qui est fier d’elle, est en train de subir comme résultat ce genre d’attaques ». D’ailleurs, il encourage le gouvernement de Marcin Marcinkiewiecz à continuer sa politique étrangère afin d’arrêter des allégations sur la Pologne qui n’ont pour but que de discréditer ce pays et de perpétuer une tradition de stéréotype présentant la Pologne comme un pays de xénophobie et d’intolérance.
Finalement, la Sejm approuve la résolution du PiS. On peut y lire que les affaires concernant l’intolérance se produisant en Pologne relèvent de la marginalité. Celles – ci ne peuvent que provoquer une réaction critique et aiguisée de la part des autorités polonaises, et celles – ci n’ont en aucun cas le droit de diffamer la Pologne à partir de telles opinions mensongères. Le droit de la protection des minorités et la lutte contre toute forme de discrimination sont les actions prédominantes du président de la République polonaise, du Parlement et du Gouvernement. Pour ces raisons, il est absolument injustifié et inadapté de comparer les affaires d’intolérance en Pologne avec les meurtres et les crimes racistes commis dans les autres pays de l’Union Européenne qui sont mentionnés dans ce document.
Cette résolution a été votée par 224 députés de la coalition, pendant que le parti de l’alliance de gauche s’est opposé avec 54 voies, et 101 abstentions du PO.
Commentant la résolution, Marcinkiewicz que les accusations dont faisait preuve le document étaient d’une excessive gravité en Pologne. Le député européen Marcin Libicki a dit que cette résolution européenne était un désastre. Wierzejski a finement réagi en disant que cette résolution n’était rien d’autre qu’un jeu politique entre le France et l’Allemagne, qui sont les deux pays européens qui témoignent officiellement des plus grands crimes et meurtres antisémites et xénophobes à l’heure actuelle, ces pays ont recherché à fuir leurs responsabilité en essayant de se trouver un bouc émissaire.
L’évêque, Tadeusz Pieronek, ancien secrétaire de l’épiscopat de Pologne, a commenté les références faites parla résolution à l’égard des déclarations faites sur radio Marija, et a dit que « les députés européens qu’ils se croient les juges du monde, mais le monde évolue indépendamment de leur entendement »
Jerzy Kichler, ancien président de l’Union des communautés juives de Pologne, a dit qu’il y a de moins en moins d’antisémitisme en Pologne. En ce qui concerne l’attaque sur Schudrich, que cela ne doit pas prêter à confusion avec une soit disante montée de l’antisémitisme en Pologne.
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