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L’organisation internationale de Reporteurs Sans Frontière, dont l’objectif est de défendre la liberté de presse, vient de demander à la Pologne de changer ses lois, que cette organisation qualifie de criminelle à l’égard de la profession de journaliste. En effet, d’après la législation polonaise en cours, des journalistes peuvent se retrouver deux années en prison juste pour un délit de diffamation.
L’appel de cet organisation a été lancé depuis la décision d’une cour d’appel polonaise qui vise à mettre en détention provisoire l’éditeur en chef du quotidien Gazeta Wyborcza, Tomasz Sakiewicz, ainsi que l’une de ses journalistes, Katarzyna Hejke, et ce pendant une durée de 48 heures afin de les contraindre à se présenter lors d’un procès qui aura lieu le 14 décembre prochain ;
Sakiewicz et Hejke sont ainsi poursuivis en diffamation par la chaîne de télévision TVN parce que ces derniers auraient publié un article relatant le passé communiste de l’un des importants salariés de cette chaîne de télévision, c’est à dire Milan Subotic. En effet, la chaîne de télévision a porté plainte parce qu’elle estime que cet article porte atteinte à sa réputation.
L’arrestation de deux journalistes, qui se produira dans la nuit du 13 décembre prochain, va avoir un fort côté symbolique, et cela d’autant plus que cette date va correspondre avec l’anniversaire de la loi martiale en Pologne qui avait été imposée par le régime communiste il y a de cela 26 années en arrière. A cette époque, des milliers d’opposants aux régime communiste avaient été mis en prison. Il s’agit désormais d’organiser une véritable course pour la solidarité de la profession de journaliste sur le territoire polonaise. D’ailleurs, un groupe assez important de journalistes appartenant à des rédactions de droite politique ont signé en masse une lettre afin de montrer un vrai support à l’égard de leurs collègues.