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Après l’obtention d’un accord avec la Pologne, le sommet des dirigeants de l’Union européenne a pu se produire à Lisbonne entre les 18 et 19 octobre 2007. Le but est d’apporter une formulation finale en ce qui concerne les clauses sur la réforme du nouveau Traité Européen qui va remplacer la constitution européenne qui avait été refusée par les électeurs français et néerlandais lors des référendums organisés en 2005.
Le Président de la République de Pologne, Lech Kaczyński, a dit que la Pologne avait réussi à obtenir tout ce dont elle avait voulu lors des négociations de ce nouveau traité, dont le but est de rendre le travail de l’Union Européenne encore plus efficace et dont la signature devrait être conclue pour le 13 décembre 2007.
Le Premier Ministre portugais, Jose Socrates, a expliqué que les institutions européennes allaient laisser apparaître une crise institutionnelle. Jose Socrates tient en ce moment la présidence par intérim de 6 mois de l’Union Européenne. Jose Barroso, président de la Commission Européenne, s’est félicité du fait que la mission soit désormais accomplie. Pour lui, il s’agît ici d’accords historiques et on peut faire confiance à l’avenir.
Le projet de réforme du Traité préserve les bases institutionnelles les plus importantes de l’essai sur la constitution européenne, il propose par ailleurs une présidence de l’Union Européenne pour une période de deux années et demie. Le Traité diminue aussi le nombre de membres de la Commission Européenne de 27 à 18 pour 2014. La réforme prévoit aussi la nomination de hauts représentants de l’Union Européenne comme par exemple pour les affaires étrangères, originellement surnommé le ministre européen des affaires étrangères.
Si le processus de ratification ne rencontre aucun problème, le nouveau Traité devrait entrer en application d’ici le premier janvier 2009. L’essai de constitution de ce nouveau Traité, connu sous le nom de constitution européenne, n’a pas pu être appliqué après le rejet du peuple français et du peuple néerlandais lors de référendums en 2005, ce qui avait provoqué une crise au sein de l’Union européenne. Toutefois, avant d’entamer le processus de ratification, les dirigeants de l’Union Européenne vont se rencontrer dans la capitale du Portugal le 13 décembre prochain, et ce afin de signer ce qui portera le nom de Traité de Lisbonne.
A la grande surprise des observateurs, qui pensaient que les négociations allaient être aussi difficiles que celles qui ont eut lieu au cours du mois de juin 2007 à Bruxelles, les dirigeants des 27 États membres de l’Union Européenne ont établi un compromis dès les premiers jours de ce sommet. Jose Socrates en a expliqué les raisons du fait que ceci venait des accords obtenus avec la Pologne en ce qui concerne le mécanisme de Ionnina. Les accords de Ionnina permettent de faire en sorte que les États représentant 19,75% de la population européenne puissent bloquer des décisions qui émanent du conseil européen, et ce pendant une période de temps raisonnable.
Paweł Zalewski, membre du parti Droit et Justice (PiS), a commenté ce sommet, en expliquant que la Pologne avait participé à la construction d’un système européen de gouvernement. Mis à part les accords de Ionnina, toutes les clauses incluses dans le projet de réforme ont dû faire l’objet de l’accord préalable de la Pologne auprès de l’Union Européenne.
Le Président de la République, Lech Kaczyński a expliqué qu’il était très bien que l’issue de ces négociations soit passée par la Pologne. Le succès le plus important est l’intégration du mécanisme des accords de Ionnina qui requiert la décision à l’unanimité de l’ensemble des États membres. Lech Kaczyński « Aucun changement ne sera donc possible sans le consentement de la Pologne. ».
Autre point d’envergure, la Pologne disposera du droit de présenter auprès de la Cour de Justice des Communautés Européennes un avocat général depuis que leur nombre est passé de 8 à 11. Jusqu’à présent, 5 des avocats généraux provenaient des plus grands États membres, tel que l’Allemagne, la France, la Grande Bretagne, l’Italie et l’Espagne, le reste des postes étant à la disposition des autres États restants, et cette attribution faisait l’objet d’une rotation.
Le Président de la République de Pologne, Lech Kaczyński, a aussi énuméré tout une liste de ce qu’il nomme les succès obtenus lors du sommet de Lisbonne. Ces derniers comprennent les accords en ce qui concerne la politique énergétique commune, les clauses garantissant le respect de la souveraineté de chaque nation, et le fait que l’Union européenne ne disposera pas de symbole d’État.
Lech Kaczyński s’est aussi mis d’accord avec le Premier Ministre britannique, Gordon Brown, dans la mesure où les institutions présentées par le nouveau Traité mettront plus de 10 années avant de pouvoir prouver leur efficacité. Il a par ailleurs ajouté qu’après s’être mis d’accord sur l’élaboration du nouveau Traité, l’un des objectifs de l’Union Européenne serait de s’occuper de la politique agricole commune.