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Depuis la victoire de la Plate-forme Civique (PO) dimanche dernier, ce parti politique a annoncé que la Pologne allait accepter le Traité Européen sur les Droits Fondamentaux. Cette charte englobe à la fois les droits des personnes, les droits politiques ainsi que les droits économiques.
Bronislaw Komorowski, qui devrait devenir le prochain porte-parole de la Sejm, a expliqué que la Pologne allait accepter ce Traité Européen sur les Droits Fondamentaux qui constitue l’une des parties du Traité de Lisbonne.
Le Gouvernement sortant, celui de Droit et Justice (PiS), n’avait pas approuvé l’ensemble de cette Charte des Droits de l’Homme et avait mis plus en avant le protocole britannique qui prévoyait au contraire une limitation à l’application des principes dégagés par cette Convention Européenne.
La ministre polonaise des affaires étrangères, Anna Fotyga, a justifié les positions du PiS parce que de telles dispositions permettraient aux familles des populations allemandes expulsées après la seconde guerre mondiale de lancer des procédures pour se rapproprier certains biens immobiliers que l’armée soviétique avait confisqués au lendemain de cette même guerre.
Bronislaw Komorowski a qualifié les prétentions de Anna Fotyga de ridicules parce que l’application de la Convention des Droits de l’Homme n’a pas d’effet rétroactif dans le passé. D’ailleurs, ce point a été confirmé par des membres haut placés du Conseil de l’Europe.