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Le parti libéral de l’opposition, c’est à dire la plate-forme Civique (PO), est sur le point de prendre en main le gouvernail du pays en dirigeant le nouveau gouvernement qui sera prochainement élu, disposant par ailleurs d’une grande majorité de députés à la chambre basse du parlement, c’est à dire à la Sejm.
Pour Lukasz Tarnawa, analyste au groupe PKO BP, il semble, malgré ce qu’annonçaient les sondages, que la victoire de la PO représente une surprise positive pour les marchés. On peut s’attendre à une amélioration du zloty d’ici les prochains jours. Dans le cadre des actions, la réaction sera moins importante, les décisions du conseil de Réglementation Monétaire ont plus d’importance. La question reste de savoir si le renforcement de la monnaie du zloty aura des conséquences en ce qui concerne les prochaines augmentations des taux d’intérêts, si cela ne va pas retarder de telles décisions. La réglementation en matière économique va devenir fondamentale, et si la PO gouverne, les processus ne pourront qu’être accélérés. L’un des partis politiques qui viendrait naturellement composer la prochaine coalition est celui des Paysans Polonais (PSL), mais ceci pourrait ralentir toutefois la création du nouveau gouvernement. Il est en effet difficile de penser comment un parti politique aussi libéral puisse avoir des actions envers toute une variété de groupes politiques différents, tout en promettant à la fois une hausse des recettes fiscales ainsi que des pensions de retraite.
En outre, d’ici les trois prochaines années, commencera la campagne pour les élections présidentielles où Donald Tusk pourrait certainement se représenter. La PO se concentre essentiellement sur les dossiers propres aux affaires : simplifications des procédures de régulation, utilisation des subventions européennes et organisation de la monnaie européenne d’ici 2012. Toutefois, il ne faut pas non plus s’attendre à une coupure radicale des dépenses publiques, d’une part parce que la PO va anticiper dès à présent les élections présidentielles qui auront lieu dans les trois prochaines années, mais aussi d’autre part parce que la PO sans l’aide du PSL ne pourra obtenir le veto présidentiel que très difficilement.
Pour Arkadiusz Krzesniak, analyste au groupe Deutsche Bank, la position de la PO est suffisamment assez forte pour ne pas connaître de nouvelle coalition qui risquerait de partir à la dérive. La formation la plus probable de coalition serait certainement avec PSL. Les réactions du marché devraient être positives et cela d’autant plus que le marché pourra se développer sous le gouvernail de la PO et non pas du PiS. Une telle victoire signifie surtout que les nouveaux élus vont disposer de mandats importants pour appliquer leurs programmes. La monnaie du zloty devrait se renforcer et le phénomène devrait se propager pour les actions.
Du côté de Ernest Pytarczyk, analyste à la BRE, alors que l’ensemble des analystes étaient plutôt septiques face aux sondages, les étrangers croyaient encore à cette victoire, les résultats des élections en ce qui concerne la victoire de la PO n’ont pas été d’une grande surprise. La PO est le seul parti politique considéré comme favorable à l’évolution des marchés par les analystes, qui désirent en outre l’adoption de la monnaie européenne par exemple. On ne peut pas encore dire si les résultats de ces élections auront des conséquences néfastes sur la dette publique polonaise.
Pour Maciej Reluga, économiste à la BZ WBK, ces résultats sont avant tout une bonne nouvelle pour l’évolution des actions, mais la monnaie du zloty a besoin de se renforcer. L’effet sera positif mais à court terme. Plus tard, on sera en mesure de connaître la politique économique, si elle sera le résultat d’un parti politique indépendant ou celle issue d’une coalition.