|
|
|||||||||||
Ils sont pour la plupart issus des générations les plus jeunes, étudiants, stagiaires, filles au paire ou salariés dans une entreprise occidentale, en Europe de l’ouest. Ils ont dû quitter la Pologne pour quelques mois ou plusieurs années, dans le but d’obtenir un emploi, ou un emploi avec des conditions de travail plus sereines et des salaires plus décents, leur permettant de vivre tout en étant indépendant, leur permettant de faire vivre leur famille, que celle-ci soit en Pologne ou qu’elle ait émigré avec eux.
Nombreux sont ceux qui suivent en France, sur les îles britanniques, aux Pays-Bas, et partout en Europe, des formations universitaires propres à leur attribuer des diplômes plus facilement reconnus par des entreprises occidentales. Le retour en Pologne reste une probabilité, peut être qu’ils n’y retourneront uniquement que pour y faire du tourisme. Peut être que leurs enfants auront la chance de découvrir ce pays, peut être qu’ils auront la chance de pouvoir y habiter.
L’exode des jeunes générations est une réalité, ce mouvement n’est pas prêt de s’inverser. Entre temps, il y a des forces politiques novatrices en Pologne, qui, malgré leurs percées et leurs popularités, restent noyées dans deux Pologne : d’une part, entre une Pologne plus nationaliste que patriotique, au sens objectif, tel que le définissait le philosophe Fichte, qui se prétend catholique mais qui a des us et coutumes catholiques qui sont plus rattachées à des pratiques culturelles locales que celles de l’Église de Rome dont elle se prétend, monde qui est en même temps plongé dans une société de consommation de masse, et d’autre part, une Pologne plongée dans la nostalgie du régime communiste.
Les élections législatives est l’outil qui doit permettre à tous ces jeunes de pouvoir s’exprimer, puisque tel est le jeu de la démocratie. Ainsi, même si les plus jeunes générations sont parties à l’étranger, ambassades et consulats représentent le relais pour aller voter. Toutefois, il reste un bien triste obstacle pour toutes ces jeunes populations. Elles ne sont pas toujours les plus fortunées, se déplacer n’est pas une mince affaire bien que toute personne appartenant à la vie active, de générations plus âgées et donc disposant plus facilement de véhicules, étant le plus souvent de la même nationalité que le pays de résidence, cette notion de déplacement ne semble pas représenter un problème. Cependant, être jeune, polonais, à l’étranger, étudiant, dans une ville loin d’un consulat ou d’une ambassade, ceci est un obstacle.
Ainsi, si vous connaissez de jeunes polonais qui habitent loin des lieux de vote, aidez les à pouvoir s’exprimer en les amenant dans le bureau de vote le plus proche.