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Le 11 octobre dernier, le Parlement Européen vient de voter une recommandation visant à élaborer un nouveau système de répartition des sièges au sein de ce même Parlement, et qui devrait être mis en place dès l’année 2009. Avec un tel système, la Pologne disposera de 51 sièges parmi les 750 sièges du Parlement Européen. Cela ne fait qu’attribuer qu’un seul siège supplémentaire par rapport au traité de Nice de 2000, mais cela représente aussi trois sièges de moins par rapport à l’actuel Parlement Européen qui est composé de 784 sièges. Tout comme la Pologne, la plupart des grands Etats européens ont perdu des sièges, excepté pour l’Espagne.
Cette recommandation de la part du parlement Européen ne cherche pas à endiguer un Etat en particulier. Il s’agît de mettre en avant une mise à jour du Traité de Nice, adapté à l’intégration de la Bulgarie et de la Roumanie, tout en fixant un nombre limité de députés européens à 736. Le projet constitutionnel de l’Union Européenne cherche à fixer le nombre de députés européens à 750 ainsi qu’à garantir aux Etats les plus petits un nombre minimum de députés qui ne devrait descendre en dessous de six, ainsi qu’un nombre maximum de députés pour les Etats les plus grands qui ne devrait pas dépasser les 96. La proposition de la nouvelle répartition se base sur le nombre d’habitant dans chaque Etat, répartition qui ne prend pas en compte spécialement le nombre de citoyens d’un Etat mais ceux qui ont émigré vers un autre Etat. L’Italie et la Pologne ont critiqué cette méthode de répartition des sièges. En effet, la population polonaise est en constante diminution à cause du mouvement de migration vers les îles britanniques ainsi qu’en direction de l’Irlande.