Le Magazine International Polonais
Politique Economie
Entreprises Culture
Finances Emploi
International Europe

Faible indemnité pour avoir perdu la vue et le droit d’avorter.

samedi 29 septembre 2007.
Accueil du site > Actualité de Pologne : Sommaire > Juridique > Faible indemnité pour avoir perdu la vue et le droit d’avorter.
 
Abonnement

(0 - 0 vote)

Le Premier Ministre polonais, Jaroslaw Kaczynski, a annoncé que la Pologne verserait un dédommagement à une femme qui a perdu la vue après qu’elle se soit vu refuser le droit d’avorter.

En effet, la Cour Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme (CEDH), siégeant à Strasbourg, a rejeté l’appel du gouvernement polonais et maintient ainsi sa décision antérieure. Alicja Tysiac, qui souffrait d’une maladie des yeux, avait été prévenue par trois médecins qu’elle risquait de perdre la vue si elle donnait naissance à son troisième enfant, mais aucun d’entre eux n’a été d’accord pour mettre un terme à sa grossesse. Elle a perdu la vue suite à ce refus, et elle doit recevoir une modeste compensation de 25000 euros.

Normalement, la loi anti-avortement en Pologne autorise certains cas d’avortement. Ainsi, il est possible de mettre un terme à une grossesse si celle-ci menace la santé ou la vie de la mère, ou bien encore en cas de grave déformation du foetus ou si la grossesse est le résultat d’un viol.

Pour le Premier Ministre polonais, la décision de la CEDH ne changera en rien les dispositions de la loi polonaise, ce qui est devenu une tradition puisque l’attitude du Premier Ministre Jaroslaw Kaczynski a toujours consisté à faire croire que la Pologne ne devait pas se soumettre à ses engagements internationaux. Néanmoins, il a reconnu le fait que cette décision devait impérativement changer les dispositions des pratiques médicales, qu’il était nécessaire d’aborder une sorte d’assouplissement dans ce domaine.

La CEDH a aussi rejeté deux autres appels du gouvernement polonais. Il y a d’abord le rejet de l’appel dans le cadre de l’affaire de la fausse accusation en ce qui concerne l’ancien Premier Ministre accusé d’avoir menti sur sa collaboration avec l’ancienne police secrète communiste, la Cour se basant sur des irrégularités de procédure judiciaire et un manque de preuve de la part du gouvernement polonais. Il y a ensuite le rejet de l’appel en ce qui concerne la condamnation du gouvernement polonais lors de l’interdiction de la manifestation des homosexuels à Varsovie. La cour avait condamné cette interdiction car elle représentait une violation de la liberté de se rassembler.

Commenter cet article.

Copyright © 2007 SwietaPolska EURL. Tous droits réservés.
Site, publication, journal sont protégés par le droit d'auteur et le droit de la propriété intellectuelle
Reproduction interdite www.swietapolska.com