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Le parti Droit et Justice (PiS) est en ce moment en pleine campagne électorale et a exprimé son souhait de ne pas s’entretenir lors d’un débat télévisé avec le dirigeant du principal parti politique de l’opposition, Donald Tusk, de la Plate-forme Civique.
Le Premier Ministre Jaroslaw Kaczynski a accepté un débat avec l’ancien Président de la République, Aleksander Kwasniewski, dirigeant la Coalition de Gauche (LiD). L’autre dirigeant du LiD, Wojciech Olejniczak, a donné son accord pour un tel débat et a été d’accord sur le fait qu’il fallait exclure de ce débat le dirigeant de la Plate-forme Civique, c’est à dire Donald Tusk.
Mardi dernier, Kaczynski a dit qu’il préférait débattre avec Kwasniewski plutôt qu’avec Tusk en précisant « pourquoi devrais je parler avec un sous fifre alors que je peux parler avec le patron . Kwasniewski est un personnage qui a été plus important depuis ces 18 dernières années que Tusk. Le programme de la PO n’est rien d’autre que la continuité du programme de la Coalition de Gauche ».
Cette déclaration de la part du Premier Ministre est très significative, en effet, le Premier Ministre semble ignorer quels sont les hommes les plus importants sur la scène politique à l’heure actuelle. Donald Tusk rappelle encore Jaroslaw Kaczynski afin de pouvoir s’exprimer en public avec lui, mais « le Premier Ministre rêve encore de pouvoir gagner les élections en faisant croire aux polonais qu’il est encore l’heure de lutter contre toute forme de communisme en Pologne », tout en oubliant les intérêts fondamentaux actuels de ce pays.
En effet, le parti politique Droit et Justice (PiS) sonne le glas sur la scène politique actuelle en prétextant être le seul parti qui luttera contre la corruption. Les élections parlementaires sont devenues le champs des attaques personnelles. La Plate-forme Civique n’a pas encore précisé son programme politique à l’ensemble des ses électeurs tandis que la Coalition de Gauche (LiD) risque d’être menacée par la création d’un nouveau parti politique de gauche par Leszek Miller. En effet, cette scission de la Coalition de Gauche ne pourra que fragiliser cette formation politique d’autant plus que Leszek Miller est susceptible d’entraîner avec lui de nombreux activistes de ce parti.
En outre, le parti Droit et Justice contrôle l’essentiel de la télévision publique et de la radio publique, il peut donc à sa guise manipuler l’opinion publique afin de pouvoir répandre sa propre propagande.
Le parti de la Plate-forme Civique ne perd pas de vue le fait que le parti du PiS pourrait usurper ses propres pouvoirs pour utiliser le système judiciaire ainsi que les informations des services secrets pour intimider à la fois des journalistes mais aussi des hommes politiques. Cela n’empêche pas le PiS de qualifier sa politique dite de lutte contre toute forme de corruption comme l’un des mouvements qui marquerait la rupture avec le passé communiste de la Pologne.
Néanmoins, l’une des caractéristiques qui n’a pas marqué de rupture avec le passé de la Pologne, c’est l’existence d’une pauvreté extrême sur le territoire polonais et de conditions de vie très difficiles. Sur ces critères, le gouvernement du PiS n’a rien su changer, sa politique en matière d’éducation nationale n’a rien apporté, ce secteur souffre aussi d’un laisser aller au détriment des couches sociales défavorisées et abandonnées par la politique des frères Kaczynski. La réforme vestimentaire n’a pas su cacher la misère de certains lycées et de certains collèges, l’indiscipline et la violence règnent, tandis que l’administration reste incompétente. Le corps enseignant des institutions délaissées comprennent à quel point l’actuel ministère de l’éducation nationale du PiS ne sert strictement à rien.
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