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La présidence portugaise actuelle de l’Union Européenne vient d’annoncer que la Pologne venait de refuser de participer à une journée européenne de mise en place d’un plan contre la peine de mort.
C’est ainsi que le ministre portugais de la justice, Alberto Costa, a annoncé à la presse qu’il a été impossible de trouver un consensus entre les 27 membres de l’Union Européenne lors d’une conférence interministérielle à Bruxelles qui réunissait l’ensemble des ministres de la justice et de l’intérieur de l’Union Européenne.
Alberto Costa : « Cela ne signifie pas que l’Union Européenne n’est pas opposée à l’abolition de la peine de mort dans le monde, et cette position ne devrait pas changer ».
Lors de son refus d’établir une Journée Européenne Contre la Peine de Mort pour le 10 octobre prochain, journée internationale qui existe depuis 2003, la Pologne a expliqué que les droits à la vie, tel que l’avortement ainsi que l’euthanasie, devraient aussi être présentés lors de cette journée. En effet, les pays qui refusent le plus souvent la peine de mort sont aussi ceux qui pratiquent ouvertement l’avortement à outre mesure ainsi que l’euthanasie, même si cette pratique n’est pas officielle, elle reste pratiquée officieusement.
Le ministre portugais Costa s’est retrouvé dans l’incapacité totale de pouvoir expliquer la position du gouvernement polonais, il s’est juste borné à dire que la Pologne ne faisait que confirmer sa position, sans pouvoir non plus être capable d’expliquer ce en quoi consiste la position de la Pologne.
Les autorités européennes estiment que la Pologne ne souhaite pas participer à cette journée. Le Portugal va donc organiser une journée internationale contre la peine de mort d’ici le 9 octobre prochain. La Pologne a utilisé son droit de veto juste avant les élections législatives du 21 octobre prochain. Elle continue aussi de s’opposer au nouveau traité européen ainsi qu’aux réformes européennes qui étaient censées remplacer la constitution européenne. Il y a aussi le report d’accords à long terme.
Le ministre britannique de la justice, Jack Straw, n’est pas content de la position de la Pologne « j’ai bien peur que je ne vais pas accepter cela » a t’il annoncé aux journalistes, « l’abolition de la peine de mort est une chose dont l’Union Européenne doit se sentir fière ». « Au Royaume Uni, nous en sommes arrivés à considérer que le droit à la vie ne doit relever que d’une décision personnelle et individuelle. »
Le commissaire européen de la justice, Franco Frattini a annoncé que l’opposition européenne à la peine de mort est la base des principes européens fondamentaux, selon sa version personnelle. Même s’il ne sera pas possible de pouvoir ratifier cet accord, ajouta t’il, ceci restera un accord commun prouvant que l’ensemble des pays européens sont contre la peine de mort.
D’après Amnesty International, une association qui se veut défendre les droits de l’homme, 1951 personnes ont été exécutées dans le monde l’an dernier en Chine, au Soudan, aux États Unis d’Amérique, ...