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Le Président de la République de Pologne, Lech Kaczynski, vient de se rendre en visite officielle lundi dernier sur le territoire russe en commémoration du meurtre des 22000 officiers polonais et intellectuels par la police secrète soviétique en 1940. Cette tragédie est celle du massacre de Katyn et un film vient justement d’être produit au cinéma en hommage aux victimes par le réalisateur polonais Andrzej Wajda.
Le Président de la République de Pologne était accompagné de membres de la famille des victimes de ce massacre qui ont déposé des bougies en hommage aux officiers et civils qui avaient été faits prisonniers par l’Armée Rouge en 1939, et furent ensuite exécutés dans la forêt de Katyn, dans la province de Smolensk près de la frontière occidentale de la Russie. La Russie a pendant longtemps maintenue la thèse que le massacre n’avait pas eut lieu et avait interdit tout forme d’accès aux archives pour les chercheurs polonais. Néanmoins, le Président Kaczynski a exprimé son désir de faire en sorte que la vérité soit connue. Il a ainsi annoncé « L’Union Soviétique n’existe plus. Nous avons une nouvelle Russie. Nous devons vivre pour le futur et envisager le passé avec calme et sagesse, mais aussi en évoquant la vérité. ». Il a par ailleurs ajouté « Aujourd’hui, nous devons rendre hommage, nous devons conserver cette mémoire, mais cela ne signifie pas que nous nous limitons seulement à conserver ce souvenir ».
De nombreux commentateurs polonais et russes évoquèrent la visite du Président Kaczynski non pas comme un acte solennel en vue de marquer un événement historique mais plutôt en vue d’essayer de gagner des voix pour les prochaines élections législatives d’octobre 2007.
Le Président polonais a aussi expliqué que la police secrète soviétique avait permis à Joseph Stalin d’organiser ce massacre qui n’est rien d’autre qu’un acte de génocide, comme il l’a précisé lui-même avec ses propres mots.
Le massacre de Katyn pèse lourdement dans le souvenir des polonais car il s’agît d’un crime visant à éradiquer toute une partie de l’élite sociale polonaise avant la seconde guerre mondiale, et ainsi empêcher la Pologne de disposer de dirigeants assez forts pour défendre ce pays.