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Le parlement polonais devrait être sur le point de voter la dissolution parlementaire, en concordance avec le parti conservateur polonais, Droit et Justice, et son adversaire, le parti libéral de la Plate-forme Civique.
Les trois plus grands partis politiques de Pologne sont favorables au vote de la motion de dissolution et ce dans le seul but de mettre un terme à la formation gouvernementale actuelle et ainsi anticiper des élections législatives de deux années alors qu’elles auraient dû se produire en 2009. Les nouvelles élections, si elles sont votées, devraient se produire d’ici 45 jours, c’est à dire en octobre 2007.
L’actuel Premier Ministre de Pologne, Jaroslaw Kaczynski, avec son frère jumeau Lech Kaczynski, Président de la République de Pologne, désireraient une politique sociale axée sur un renforcement de l’aide familiale ainsi que sur l’établissement d’un programme qui permettra de se débarrasser de toute forme de corruption des hauts responsables en Pologne.
Les marchés polonais voient plutôt d’un très bon oeil l’arrivée au pouvoir de la Plate forme Civique qui devrait permettre d’accélérer les réformes nécessaires afin de propulser l’économie du plus grand pays d’Europe Centrale, un parti qui ne pourrait que favoriser une intégration beaucoup plus aisée et rapide dans la zone euro et améliorer les relations avec le reste des partenaires européens.
Le vote avait été programmé pour 11 heures ce matin, mais celui-ci a été repoussé à cause de nombreux débats sur des affaires qui n’étaient pas forcément liées à cette décision. Après le vote, le Président devra émettre une date pour les élections, ce dernier estimant que la date du 21 octobre serait la meilleure.
L’un des députés de la Plate forme Civique, Grzegorz Schetyna, a dit que ce jour sera un bon jour, car il signifiera la dissolution de ce Parlement.
A l’heure actuelle, on estime qu’aucun parti politique ne peut acquérir de forte assise parlementaire e sans devoir passer par une éventuelle coalition avec d’autres partis. En outre, il est fort probable que la Pologne soit soumise à d’autres perturbations au sein de la scène politique avant qu’une nouvelle administration ne soit mise en place.
Après plusieurs mois de sondage, le parti Droit et Justice semble reprendre de l’avance sur son adversaire et principal opposant, le parti de la Plate forme Civique. Toutefois, même si le parti Droit et Justice venait à remporter les élections législatives, il aurait beaucoup de mal à former une coalition étant donné que celui-ci a déjà repoussé de nombreux partenaires.
Les marchés financiers ont déjà lancé les paris comme quoi la Plate-forme Civique constituera le nouveau gouvernement et détiendra alors les postes clés de l’économie. Gyorgy Kovacs, de la banque UBS « nous continuons de croire que les élections permettront de clarifier la situation. Nous nous attendons à des réactions positives de la part des marchés financiers si la Plate-forme Civique arrivait au pouvoir, tandis que la présence de Droit et Justice ne permettra pas de changer la situation économique actuelle. ». Malgré les turbulences politiques, l’économie polonaise a su se développer, mais les analystes économiques sont formels : les frères Kaczynski n’y sont absolument pour rien, ils n’ont pas permis à la Pologne de développer son véritable potentiel et de faire réellement face à la crise du chômage, leurs décisions et problèmes politiques auraient même pu désavantager la Pologne si des entreprises et des capitaux importants n’étaient pas présents sur le sol polonais. La présence des partenaires de l’ancienne coalition gouvernementale a parfois freiné l’afflux de capitaux en provenance de l’étranger, certaines sociétés sont en conflit avec l’Etat polonais lors de mouvements de privatisation et de nationalisations qui ont été mal conduits, conflits juridiques qui pourraient coûter pas mal d’argent aux contribuables polonais.
En outre, les partis politiques de l’opposition accusent les frères Kaczynski d’abuser de leur position de responsables d’Etat pour utiliser les services des renseignements généraux afin de pouvoir espionner leurs adversaires politiques et porter sur eux le discrédit.