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L’ancien ministre des affaires internes et de l’administration en Pologne, Janusz Kaczmarek, vient de se faire arrêter ce jeudi matin, à 7 heures 30 minutes, par l’Agence de la Sécurité Interne.
L’ancien chef de la police nationale, Konrad Kornatowski , ainsi que le président du groupe d’assurance PZU, Jaromir Netzel, viennent aussi de se faire arrêter.
Kaczmarek avait antérieurement accusé le Gouvernement de Pologne d’abuser de ses fonctions afin de pouvoir récolter illégalement, en utilisant les services secrets et les services d’espionnage polonais, des informations concernant des hommes politiques, des journalistes, des hommes d’affaire. Ces informations auraient été enregistrées sous différents supports, elles pourraient servir le parti de Droit et Justice afin de pouvoir attaquer leurs adversaires politiques lors des prochaines élections législatives en ressortant des dossiers appartenant à la vie privée de leurs adversaires. Janusz Kaczmarek, en plaidant auprès du comité parlementaire spécial de Pologne dans la nuit de vendredi soir à samedi matin dernier, est à la source de la demande conjointe, faite par l’ensemble des partis politiques de l’opposition, de l’exigence de la démission immédiate du ministre polonais de la justice, Zbigniew Ziobro. En effet, Zbigniew Ziobro est accusé d’être à la source de fausses accusations concernant aussi bien l’ancien vice Premier Ministre polonais Andrzej Lepper, que de fausses allégations à l’égard de l’ancien ministre de l’intérieur, Janusz Kaczmarek, en l’accusant d’avoir été une taupe visant à aider l’ancien vice Premier Ministre à se dépêtrer d’une affaire de corruption.
L’Agence de la Sécurité Interne est venue arrêter Janusz Kaczmarek au motif qu’il empêchait le déroulement d’une enquête en cours.
Cependant, il était prévu dans l’agenda parlementaire, vendredi prochain, que Janusz Kaczmarek ,ainsi que Konrad Kornatowski, expriment leurs témoignages auprès de la Commission parlementaire de la Sejm en ce qui concerne les services secrets polonais. Le député de la Plate-forme Civique, Marek Biernacki, a surnommé ces arrestations du « ligotage de la bouche du témoin juste avant l’audience où il devait présenter les faits »
Grand dossier sur la crise politique en Pologne, 2007.
Sondage en ce qui concerne les nouvelles élections législatives 2007.