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Le porte parole de la Sejm, Ludwik Dorn, qui gère actuellement l’agenda parlementaire, a refusé d’inclure dans celui-ci le vote ou la création d’une commission parlementaire d’enquête lors de la prochaine session de la Sejm. Néanmoins, la plupart des partis politiques de l’opposition tel que la Plate-forme Civique (PO), Samoobrona (Auto défense) et la Ligue des Familles Polonaises (LPR) ont demandé que soit établie cette commission d’enquête spéciale dont le but sera de contrôler les activités du bureau central anti corruption ainsi que d’enquêter sur le suicide de l’ancienne ministre des transports, Barbara Blida, qui s’est produit lors d’une perquisition de la part de l’agence de la sécurité interne en avril dernier. Les partis politiques de l’opposition demandent à ce que cette commission d’enquête parlementaire soit soulevée avant que ne soit prononcée la dissolution du Parlement.
La décision de Ludwik Dorn représente d’ailleurs la source d’un fort mécontentement vis à vis des autres partis politiques, le dirigeant de la Plate-forme Civique, Donald Tusk, a qualifié cette décision d’acte de lâcheté qui ne pouvait que discréditer le parti Droit et Justice (PiS).
Ludwik Dorn a expliqué que la Sejm serait amenée à devoir se prononcer sur sa dissolution entre le 5 et le 7 septembre 2007 et ainsi mettre un terme aux mandats des députés polonais qui devaient encore durer deux années. Si cette motion de dissolution est acceptée, des élections parlementaires anticipées pourraient avoir lieu d’ici une quarantaine de jours. Par contre, dans le cas où cette motion de dissolution parlementaire serait rejetée, le Gouvernement démissionnera de lui-même et la Sejm sera dissoute par le Président de la République de Pologne, Lech Kaczynski.
Grand dossier sur la crise politique en Pologne, 2007.
Sondage en ce qui concerne les nouvelles élections législatives 2007.