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Dès septembre la ménagère devra payer plus cher pour remplir son caddie. En juillet dernier, déjà, le prix du pain était passé de 1,6 euros à 1,8 voire 1,9 euros et, selon les spécialistes, celui-ci devrait atteindre la barre des 2 euros en septembre. Cette hausse sensible est non seulement due à une forte augmentation des prix de la matière première (la tonne de blé se négociait en 1995 à 90€/tonne contre 200€/tonne aujourd’hui) mais aussi, et surtout, au coût de production du produit. Selon l’attitude des meuniers, plusieurs hausses de 10 centimes seraient prévues dans les prochains mois… Le prix du pain faisant référence, plusieurs autres secteurs dans l’alimentation ont emboité le pas.
Les viandes de porc, bœuf, veau et volaille ne seront pas épargnés. Rien que pour nourrir une vache à viande dans les six derniers mois de sa vie il faut compter entre huit et dix kilos d’aliments concentrés. L’an passé ces aliments coutaient 20 centimes le kilo contre 30 cette année. Cela représente environ 1euro par jour et par animal. Selon la FEBEV (fédération belge de la viande) , pour octobre au plus tard, il faut s’attendre à une hausse moyenne de 5 à 10% du prix de la viande dans la distribution.
En ce qui concerne les produits laitiers, beurre, fromage, lait mais aussi les farines et les pâtes, le même phénomène est à prévoir. Déjà en juin dernier, le beurre avait augmenté de 10% et le fromage de 40 centimes au kilo. Le lait avait quant à lui augmenté de 10 centimes au litre…
Pour la Fedis (Fédération des entreprises de distribution) Monsieur Baudouin Velge conclut : "Ce sont, pour tous ces produits, des hausses tendancielles qui hélas ne sont pas appelées à se réduire. D’une part, il y a une météo médiocre qui réduit certaines récoltes de céréales. D’autre part, une nouvelle demande émerge des pays asiatiques comme la Chine qui s’enrichissent très fort et montent dans la chaîne alimentaire, c’est-à-dire consomment plus de viande, plus de protéines animales. Enfin, on produit aussi de plus en plus de biocarburants avec des matières premières de base, qui en sont encore réduites".
La ménagère devra donc, sous peu, user d’ingéniosité pour parvenir à rétablir l’équilibre de son budget… Tous ces magasins " Low-cost " pourraient être une alternative…