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D’après une enquête menée par le Bureau des Enregistrements des Équipements Médicaux (URPL), plus de 87000 seringues non stérilisées, produites par l’entreprise Becton Dickinson, se sont retrouvées dans les hôpitaux polonais. En décembre 2006, l’hôpital localisé dans le centre de la ville de Radom fit un contrôle qualité de son matériel lorsque l’équipe de cette hôpital découvrit sur des seringues des résidus d’insectes ainsi que de la poussière noire dessus. La plupart des seringues ont été renvoyées au producteur et le procureur de la République en fut informé. Toutefois, le Bureau des Enregistrements des Équipements Médicaux n’a pas été informé de cet incident, ce qui aurait dû être fait si l’équipe de cet hôpital s’était conformée à la loi polonaise. Ce Bureau des Enregistrements des Équipements Médicaments a par ailleurs reçu aucune notification de la part du producteur.
Le ministre de la santé publique, Zbigniew Religa, a annoncé que les responsables pourraient se voir condamnés à des peines d’emprisonnement pour leur négligence. Le bureau en question est dirigé par Leszek Borkowski, celui-ci a prévenu le producteur qu’il avait un mois pou lui soumettre un rapport détaillant le nombre de seringues suspectes. Becton Dickinson, dans une déclaration envoyée au ministère de la santé publique, a expliqué qu’il avait retiré du marché la série 0607186, seringues de 20 millilitres BD Discardit II. La société a par ailleurs précisé qu’une enquête interne allait être menée, et que cette catégorie de seringues ne posait aucun risque pour la santé des utilisateurs.