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Le dirigeant du parti politique de la Plate-forme Civique, Donald Tusk, vient de rencontrer jeudi dernier le Président de la République de Pologne, Lech Kaczynski. Cette rencontre de plusieurs heures a conclu sur le fait que des élections législatives anticipées devraient avoir lieu d’ici cet automne. Donald Tusk a exprimé son souhait de voir de telles élections prendre place d’ici le mois d’octobre 2007. La coalition gouvernementale actuelle est en train de tourner à l’échec, notamment depuis les nombreux renvois auxquels se livre le Premier Ministre polonais. Accessoirement, le Premier Ministre de Pologne, Jaroslaw Kaczynski, était en train de monter aux créneaux contre ses partenaires de la coalition tel que Samoobrona ( Auto Défense ) et la Ligue des Familles Polonaises, et ce depuis plusieurs semaines.
Pour le président polonais ainsi que pour le dirigeant de l’opposition, le constat d’inévitables élections législatives devait être fait. Michal Kaminski, porte parole du président, a expliqué qu’aussi bien le président de Pologne comme son adversaire politique de la Plate-forme Civique ont dû constater que des élections parlementaires d’ici le prochain automne étaient inévitables. Donald Tusk a affirmé pour sa part qu’il était convaincu que de telles élections devraient pouvoir se réaliser d’ici le mois d’octobre 2007. Néanmoins, le mandat de chaque député étant de quatre ans, de telles élections étaient envisageables pas avant 2009, il faut donc que les deux tiers des députés de la Diète décident de s’autodissoudre.
L’origine des problèmes vient pour la plupart du gouvernement du Premier Ministre Jaroslaw Kaczynski qui a multiplié les scandales et affaires politiques, ce qui a conduit peu à peu à isoler un tel gouvernement. Jaroslaw Kaczynski avait la gâchette facile, il n’hésitait pas à renvoyer qui il voulait quand il le voulait. La révolution anti corruption de son institution fraîchement créée, la bureau anti corruption, n’a fait que jouer le rôle de complément qui pourrait permettre à son propre gouvernement de se faire renverser. C’est au moment même où, de manière furtive, il a destitué l’ancien premier ministre délégué et ministre de l’agriculture, Andrzej Lepper, sans laisser à ce dernier la possibilité de se défendre, que les tensions ont sérieusement commencé. Politiquement, cet acte fut perçu comme une tentative de la part du Premier Ministre de se débarrasser d’un vice premier ministre gênant pour en récupérer la formation politique, celle de Samoobrona, avec les ministres de ce parti politique. Au passage, après la formation de la nouvelle coalition, le LiS ( Ligua et Samoobrona ) réunissant les deux partis minoritaires de la coalition, le Premier Ministre ne trouva pas mieux de destituer arbitrairement des députés appartenant aux formations politiques de Samoobrona et de la Ligue des Familles Polonaises. Récemment, c’est son fidèle ministre de l’intérieur, Janusz Kaczmarek, qui vient de se faire destituer de ses fonctions, car accusé d’avoir été le complice de Andrzej Lepper afin de bloquer une enquête sur le versement de pots de vin dirigée contre l’ancien vice premier ministre.
Bien que le parti Droit et Justice ( PiS ) soit dirigé par Jaroslaw Kaczynski, on est en droit de se demander si toutes les oppositions entre Jaroslaw Kaczynski et ses membres parfois prestigieux, tel que le célèbre ancien Premier Ministre Marcinkiewicz, ne se retourneraient pas contre celui-ci, et si finalement la décision de vouloir organiser des élections législatives voulues par son frère, le Président de la République de Pologne, constituerait un futur frein au pouvoir de Jaroslaw Kaczynski.
Entre temps, Jaroslaw Kaczynski n’a pas réussi à dissoudre le parti politique de Samoobrona, l’ensemble des ministres et députés de Samoobrona sont restés solidaires. Pour Donald Tusk, laisser Jaroslaw Kaczynski au pouvoir, c’est laisser quelqu’un d’irresponsable perdurer dans ce genre de situation.
On peut aussi se demander si la décision de Lech Kaczynski ne consistait pas à mettre à plat leurs partenaires de la coalition gouvernementale actuelle pour leur faire peur étant donné que ces derniers doivent réunir au moins 5% des suffrages lors des prochaines élections. Néanmoins, ceci reste à tempérer car les deux partis politiques réunis gagnent 13% des suffrages lors des derniers sondages réalisés.
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