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Accueil des familles polonaises par les secours et la communauté polonaise de Grenoble.
L’Etat polonais a affrété un avion pour les familles polonaises des victimes pour que celles-ci puissent se rendre en France. Il y a 26 personnes qui sont décédées hier dans l’accident de l’autocar de pèlerins polonais en Isère dans la descente de Laffrey. Les familles des victimes ont été reçues à la préfecture de l’Isère à la mi journée avant de se rendre sur place à l’hôpital de la ville de Grenoble.
Ceux sont d’abord les membres des familles des blessés qui ont quitté la préfecture pour se rendre à l’hôpital, ils ont été reçus individuellement par des représentants de la Croix Rouge ou du Secours Catholique, par un psychologue et par un interprète. C’est à ce moment là seulement qu’ils ont appris l’état de gravité de leurs proches, en l’occurrence puisqu’il s’agît des blessés, d’où le travail délicat des représentants d’associations comme Michel Sailard qui est président du Secours Catholique, il a assisté à ces entretiens.
Les entretiens sont livrés de manière très émouvante, en présence de personnes souffrantes qui viennent aux nouvelles sans savoir si leurs parents sont décédés ou sont hospitalisés, ect... Donc il faut agir avec beaucoup de diplomatie. Pour les personnes qui sont hospitalisées, on a la certitude, donc on leur dit qu’ils vont pouvoir être sûrs du bulletin dès qu’ils auront reçu toutes les informations, par contre pour les autres personnes ça nous est très difficile de leur annoncer directement qu’ils sont décédés puisqu’il y a encore des incertitudes sur l’état civil de certaines personnes hospitalisées ou des personnes décédées.
Effectivement, deux de ces personnes n’ont pas encore été identifiées à la sortie. Les proches des blessés avaient l’air comme rassurés que leur père ou leur grand mère par exemple soient en vie. Au moment où les familles des victimes décédées quittèrent la préfecture, la douleur a été nettement bien plus grande.
La communauté polonaise a tout de suite été appelée à Vizille pour aider les médecins et les secouristes à servir d’interprètes. L’un des témoignages de l’une des traductrices, G. Beata, a été tout aussi bouleversant.